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Bleuetières sur l’ancien champ de tir de Tracadie : la population veut se faire entendre

Une large foret vierge.

L'ancien champ de tir de Tracadie.

Photo : Radio-Canada

Un opposant au projet du gouvernement provincial de développer de nouvelles bleuetières sur l'ancien champ de tir militaire de Tracadie promet d'autres mesures pour empêcher des travaux de déboisement.

Raynald Brideau, qui demeure à Leech, à Tracadie, tout près de l'ancien champ de tir de Tracadie, promet de veiller au grain et de surveiller tout ce qui se passe au cours des prochains jours dans le secteur.

Un manifestant devant sa voiture, Raynald Brideau.

Raynald Brideau, un des manifestants contre l'exploitation des bleuetières sur l'ancien champ de tir de Tracadie.

Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve

À cause de la COVID, ils ont l'occasion chance de faire ce qu'ils veulent parce que les gens ne peuvent plus se rassembler, lance-t-il. Là, c'est ce qui arrive. Si on les laisse faire, c'est vite bûché 100 hectares pis 200 hectares de forêt.

Sortir les machines

Il croit que la population doit agir rapidement.

Il faudrait que les entrepreneurs qui vont sur le camp militaire soient avertis, ajoute-t-il. La population est rendue à bout. Des machines pourraient y passer. C'est de valeur à dire, les gens en sont rendus là.

Une machine qui coupe les arbres dans une forêt.

Une machine sur le site de coupe.

Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve

Lundi dernier, lui et une trentaine de manifestants sont parvenus à faire stopper une machine qui faisait du déboisement sur l'ancien champ de tir.

Une grande manifestation qui devait avoir lieu dimanche pour s'opposer au développement de bleuetières sur ce territoire a été remise au dimanche 17 octobre, en raison des règles provinciales contre la COVID-19.

Des opposants au projet du gouvernement provincial de permettre le développement de nouvelles bleuetières sont soucieux de leur crédibilité aux yeux du public.

Manifester pacifiquement

Le chanteur Serge Brideau, représentant de la Péninsule acadienne au conseil d'administration de la Société de l'Acadie du Nouveau-Brunswick, indique qu'il donne un coup de main au club Chasse et pêche local dans sa lutte.

L'artiste néo-brunswickois Serge Brideau.

L'artiste néo-brunswickois Serge Brideau.

Photo : Radio-Canada

Il craignait que les médias et le public ne retiennent qu'un grand rassemblement a eu lieu alors que les règles anti-COVID ont été resserrées.

Le plus important, c'est de focusser sur arrêter le développement militaire sur le camp d'armée, a-t-il dit sur sa page Facebook. Si on fait une manifestation dimanche pendant le confinement temporaire, tout ce dont les médias vont parler c'est qu'on a brisé les règlements.

Il lance donc un appel à la mobilisation pour un rassemblement sans débordements, le dimanche 17 octobre.

C'est très important qu'on se mette ensemble, qu'on soit là en grand nombre, en sécurité et qu'on manifeste paisiblement.

La consultation

Serge Brideau souhaite que le gouvernement provincial tienne malgré tout des consultations publiques, à la vue d'une foule importante qui manifeste pacifiquement.

Toutefois, le gouvernement, qui se fie sur un plan d'aménagement conçu il y a près de 20 ans, considère qu'il a fait suffisamment de consultations.

Ancien champ de tir de Tracadie

Les rivières ajoutent à la beauté du territoire.

Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve

Un porte-parole du ministère de l'Agriculture, de l'Aquaculture et des Pêches, Nick Brown, tente de se faire rassurant.

Compte tenu du développement prévu du bleuet sauvage, des corridors forestiers pour la faune seront mis en place dans des zones ciblées, ainsi que des zones tampons plus grandes que celles requises autour des cours d'eau et des routes, indique-t-il par courriel. Le reste de la zone non utilisée pour le développement du bleuet sauvage sera géré de façon durable pour la foresterie. et mise sur l'industrie du bleuet sauvage pour la croissance économique.

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