•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une trentaine de logements abordables pourraient être développés à Amos

Un immeuble à logements, l'automne.

Les anciens locaux du Pavillon Amos sont situés sur l'avenue Gouin.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

De 28 à 30 nouveaux logements abordables pourraient être développés dans les prochains mois à Amos.

Le projet est piloté par Les Résidences du Pavillon Amos, une corporation à but non lucratif qui souhaite donner une nouvelle vie aux anciens locaux du Pavillon Amos, sur l’avenue Gouin, en y offrant des logements avec un loyer d’environ 475 $ par mois. L’organisme a déposé une offre d’achat conditionnelle à l’obtention d’une subvention de la Société d’habitation du Québec via l’Initiative pour la création rapide de logements. Le Pavillon Amos est maintenant localisé au Carrefour santé Les Sources.

Les critères de ce programme font que l’immeuble est idéal pour ce projet-là, pour créer des logements pour des personnes avec de faibles revenus. Les personnes visées sont les femmes victimes de violence, les personnes handicapées et les personnes vivant seules âgées de 60 ans et plus. On a reçu les critères le 20 septembre et il fallait déposer notre demande au plus tard le 6 octobre, ce que nous avons fait. Il ne reste plus qu’à attendre leur réponse, explique Jacques Boutin, qui en est l’un des administrateurs avec Jean-Pierre Ayotte, Mario Brunet et Léandre Paré.

L’aide financière permettrait entre autres d’acquérir l’édifice, d’acquitter une partie de passif de l’ancien Pavillon Amos et d’aménager rapidement les lieux. Les promoteurs croient que s’ils obtiennent l’aval de la SHQ au début de décembre, ils seront en mesure d’accueillir leurs premiers locataires aussi tôt qu’en juin 2022.

Collaboration de la Ville d’Amos

Le terrain de l’ancien Pavillon Amos a été décontaminé l’été dernier, grâce notamment à une aide financière de la Ville d’Amos, qui a aussi accepté de compenser les taxes foncières (25 000 $) et les frais d’électricité (17 000 $) du bâtiment en 2020 et 2021. La Ville a aussi payé l’étude de préfaisabilité (3825 $). Les sommes impliquées proviennent de l’aide financière de Québec pour la relance dans le contexte de la pandémie.

Il n’était pas question de penser faire un projet ou de vendre le bâtiment dans la mesure où le terrain n’était pas décontaminé. On a contribué un peu plus de 90 000 $ et dans l’entente, il est précisé que si c’est pour être vendu à un privé, tout devra être remboursé à la Ville d’Amos. De toute façon, à partir du moment où on fait du logement social abordable, la Ville se doit d’être un partenaire privilégié. On sait très bien qu’il manque de logements pour les personnes à faible revenu. C’est un beau projet, a précisé le maire sortant Sébastien D’Astous, lundi soir, après que le conseil municipal eut autorisé la signature d’une entente de collaboration.

Un immeuble multi-logements où on a excavé.

L'aile arrière plus récente de l'ancien Pavillon Amos. On remarque les travaux d'excavation qui ont permis de décontaminer le site.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

La Maison Mikana à l’affût

Directement interpellée par la corporation Les Résidences du Pavillon Amos, la Maison Mikana demeure à l’affût du projet qui souhaite offrir des logements aux femmes victimes de violence conjugale.

On attend qu’il y ait plus de détails à propos de ces logements-là, mais c’est sûr que pour nous, il y a un besoin criant de logements sociaux et de logements abordables. Ce que ça représente, pour les femmes victimes de violence conjugale, c’est un frein pour quitter leur conjoint violent et à leur réorganisation, parce que non seulement il n’y a pas de logements, il n’y a pas de logements abordables pour elles. Et ce qu’on remarque aussi, en maison d’hébergement, c’est que la durée des hébergements a augmenté pour cette raison, explique Alisée Lemire-Lemay, gestionnaire à la Maison Mikana.

Selon elle, il faut des logements abordables et adéquats, qui tiennent compte que ces femmes ont aussi souvent des enfants, et que les lieux doivent être sécurisés.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !