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Analyse

Changements climatiques et politique : le pari risqué de Québec 21

Une pancarte électorale de Claude Duplessis dans le district de Saint-Louis-Sillery.

Le candidat de Québec 21, Claude Duplessis, a conseillé le chef du parti, Jean-François Gosselin.

Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

Le chef Jean-François Gosselin maintient dans ses rangs un candidat climatosceptique.

Vendredi, le chef de Québec 21 a réitéré sa confiance en son candidat du district Saint-Louis-Sillery, Claude Duplessis.

L'ingénieur géologue ne croit pas que l'humain est responsable des changements climatiques, selon ce qu'a révélé Le Journal de Québec en début de semaine.

Une déclaration qui ressemble étroitement à ce que Jean-François Gosselin avait déclaré à La Presse lors de la dernière campagne électorale en 2017.

Si le parti estime que le dossier est clos, il est peu probable que ses adversaires le referment si facilement.

Monsieur Duplessis est non seulement climatosceptique et candidat, mais il fait aussi partie des experts qui ont conseillé Québec 21 sur le projet de métro léger.

Une situation qui pourrait causer du tort au chef par association.

Un véhicule de deux wagons sans conducteur.

La représentation d'un des véhicules automatiques légers sous-terrain électrique (VALSE) présenté par le parti Québec 21.

Photo : Gracieuseté : Québec 21

Appui

Jusqu'à présent, Jean-François Gosselin n'a pas cru bon de réaffirmer haut et fort qu'il croyait aux changements climatiques, contrairement à son candidat. Il s'est plutôt rabattu sur la liberté d'expression pour le défendre.

Il répète que seul son projet de transport est écologique puisqu'aucun arbre ne sera déraciné, contrairement au tramway.

Cette position le rend maintenant plus vulnérable aux attaques de ses adversaires qui voudront discréditer le parti et son projet.

Est-ce que son expert est vraiment un expert?, a demandé la cheffe de Transition Québec. Jackie Smith a souligné après le débat que M. Duplessis était un scientifique qui ignore la science.

Jean Rousseau, de Démocratie Québec, abonde dans le même sens en estimant que les positions de Québec 21 en matière d'environnement ne valent que dalle.

Jean-François Gosselin, candidat à la mairie de Québec

Le candidat Claude Duplessis pourrait nuire à son chef Jean-François Gosselin (photo) par association, croit notre analyste.

Photo : Radio-Canada / Steve Breton

Ce que cela démontre, c'est que le candidat Duplessis fragilise l'argumentaire de Québec 21, qui souhaite remporter la mairie le 7 novembre et forcer le gouvernement à mettre le tramway aux poubelles et à faire de la place au métro léger.

Le projet n'a toujours pas reçu d'appuis publiquement de la part de gouvernements, de gens d'affaires ou d'experts autres que ceux qu'ils ont consultés pour leur projet.

Le parti pourrait aussi perdre quelques votes. Depuis des mois, l'entourage de M. Gosselin répète que le parti ne sera plus celui d'une seule idée et il s'adressera à tous les citoyens. Sa position très campée sur les changements climatiques pourrait refroidir certains électeurs. Québec 21 vise la mairie après quatre ans dans l'opposition.

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