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Les non-vaccinés, principales victimes de la pandémie d’un bout à l’autre du pays

Quatre infirmières aident un homme couché sur le ventre.

Des infirmières s’occupent d’un patient dans un hôpital.

Photo : AFP / Cole Burston

Cette semaine encore, la COVID-19 continue de frapper durement l'ouest du pays. Si la situation varie d’une province à l’autre, un constat se dégage : ce sont les non-vaccinés qui sont en majorité infectés et hospitalisés.

Les experts en santé publique le répètent depuis des mois : obtenir deux doses s’avère crucial pour réduire la gravité et les répercussions d'une infection causée par le variant Delta.

Les données des récentes semaines et des récents mois le démontrent clairement.

Au cours de la dernière semaine au Canada, les nouveaux cas chez les personnes non vaccinées ont été 10 fois plus nombreux que chez celles entièrement vaccinées, et les hospitalisations, 36 fois plus nombreuses.

La tendance est la même d'un bout à l'autre du pays.

En Alberta, où on trouve actuellement près de la moitié des cas actifs au Canada, les personnes non vaccinées et infectées ont un impact majeur sur le système de santé.

Depuis le mois de janvier, soit depuis le début de la campagne de vaccination, seulement 0,6 % des quelque 2,8 millions de personnes entièrement vaccinées en Alberta ont été infectées.

Par contre, 80 % des infections détectées, 86 % des hospitalisations et 89 % des décès depuis le début de l’année sont le fait de personnes non vaccinées ou qui le sont partiellement.

Ainsi, avec plus de 8100 hospitalisations chez les non-vaccinés depuis janvier, l’Alberta bat des records. Depuis le 22 septembre, plus de 1000 Albertains sont hospitalisés chaque jour, dont environ 250 aux soins intensifs.

En Colombie-Britannique, 70 % des cas (du 28 septembre au 4 octobre) et 78 % des hospitalisations (du 21 septembre au 4 octobre) étaient liés à des personnes non vaccinées ou qui l'étaient partiellement. Le taux d’infection chez les non-vaccinés est huit fois plus élevé que chez les personnes vaccinées, et le taux d'hospitalisation 20 fois plus élevé.

Dans les Prairies

En Saskatchewan, le gouvernement a indiqué que 78 % des hospitalisations et 88 % des admissions aux soins intensifs en septembre étaient le fait de personnes non vaccinées. Dans cette province, les non-vaccinés étaient 17 fois plus à risque d’être hospitalisés, signalent les autorités de la santé.

De plus, 35 des 72 décès survenus en septembre étaient le fait de personnes non vaccinées ou partiellement vaccinées.

La Saskatchewan a recensé plus de 13 000 cas en septembre, soit 20 % des cas depuis le début de la pandémie. Plus de 20 % de ces infections touchaient des enfants qui ne sont pas admissibles à la vaccination. Près de 80 % des cas étaient liés à des personnes non ou partiellement vaccinées. Les personnes non vaccinées étaient cinq fois plus à risque d’être infectées.

En ce moment, 69 % des cas actifs et près de 90 % des hospitalisations au Manitoba concernent des personnes non ou partiellement vaccinées.

En Ontario et au Québec

Au cours du dernier mois, en Ontario, environ 70 % des infections ont touché des personnes qui n'étaient pas vaccinées ou qui l'étaient partiellement. Par ailleurs, seulement 30 % des personnes hospitalisées et 15 % de celles aux soins intensifs étaient adéquatement vaccinées.

Au Québec, le gouvernement estime qu’une personne non vaccinée (pour les 12 ans et plus) court 7,6 fois plus de risque d'être infectée et 27 fois plus de risque d'être hospitalisée.

Sur les 17 818 infections détectées au Québec depuis un mois, 12 151 concernaient des personnes non vaccinées, et 977, des gens partiellement vaccinés, pour un total de 74 % des infections. Parmi les 751 Québécois qui ont été hospitalisés en raison de la COVID-19, 508 étaient non vaccinés et 33 étaient partiellement vaccinés, soit 72 % des hospitalisations du dernier mois.

Atlantique

Au Nouveau-Brunswick, en date du 7 octobre, 41 des 58 personnes hospitalisées étaient non ou partiellement vaccinées. Environ 30 % des quelque 800 cas actifs sont adéquatement vaccinés. Les autorités de cette province indiquent qu’une personne vaccinée court 16 fois moins de risque d’être infectée qu’une personne non vaccinée.

Parmi les quelque 130 cas actifs à Terre-Neuve-et-Labrador, 85 % touchent des personnes non ou partiellement vaccinées. Moins de 4 % des personnes vaccinées et infectées ont dû être hospitalisées.

À l’Île-du-Prince-Édouard, près de 90 % des infections depuis le début de l’année atteignent des personnes non ou partiellement vaccinées.

Enfin, dans les Territoires du Nord-Ouest, 66 % des infections recensées depuis janvier touchent des personnes non adéquatement vaccinées.

La situation se stabilise à l’échelle nationale

Au cours de la dernière semaine, il y a eu en moyenne chaque jour 3700 nouveaux cas, 38 décès et 2500 personnes hospitalisées, dont 77 aux soins intensifs. Il y a actuellement plus de 41 000 Canadiens infectés par le coronavirus.

Pour la première fois depuis de nombreuses semaines, la valeur du rythme de transmission (Rt) au Canada est sous 1, ce qui indique que la propagation est sous contrôle. Le Rt varie d'une province à l'autre et est au-dessus de 1 en Saskatchewan et au Nouveau-Brunswick.

Si la situation semble se stabiliser, l’Agence de santé publique du Canada (ASPC) prévient que le pays n’est pas encore sorti du bois.

Au cours des derniers mois, on a tiré de dures leçons quant aux mesures qui ont été trop assouplies ou assouplies trop tôt, en particulier là où la couverture vaccinale demeure faible, leçons qui nous invitent à continuer de faire preuve de précautions devant un virus implacable, qui a de graves effets, a dit vendredi l’administratrice en chef de l’ASPC, la Dre Theresa Tam.

Elle a rappelé que, si 82 % des personnes admissibles âgées de 12 ans sont entièrement vaccinées, il y a encore 6 millions de Canadiens admissibles au vaccin contre la COVID-19 qui n’ont pas été vaccinés.

Par ailleurs, les régions ayant une couverture vaccinale faible présentent des taux d’infection et d’hospitalisation plus élevés que les régions où la couverture vaccinale est plus élevée.

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