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Archives

Gagner en confiance avec les cours d’autodéfense

Jeune fille qui frappe une planche de bois avec son poing.

Des adolescentes suivent un cours d'autodéfense à l'atelier d'arts martiaux des femmes de Montréal en 1988.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Depuis les années 1970, plusieurs clientèles vulnérables se sont inscrites à des cours d’autodéfense. À travers nos archives, découvrez les motivations des femmes et des adolescentes à s’inscrire à ce type de cours dans les années 1970 et 1980.

Dans la classe de wen-do

Le 21 mars 1978 à l’émission Télémag, la journaliste Armande Saint-Jean nous fait découvrir la technique d’autodéfense du wen-do.

Telemag, 21 mars 1978

Dans une école de Sherbrooke qui offre la formation d’une durée de deux jours, des femmes témoignent de leur expérience et des raisons qui les ont poussées à participer à un tel cours.

C’est beaucoup pour pouvoir me promener le soir seule et cesser d’avoir peur tout le temps. Cesser d’avoir peur d’un homme sur le trottoir.

Une citation de :Une participante

La journaliste de Télémag n'est pas uniquement témoin des activités, elle participe activement aux deux journées de formation.

Au bout de la première journée, on se sent submergée sous une avalanche de connaissances nouvelles. (...) On a découvert nos armes corporelles : les mains, les bras, les coudes, les genoux, les pieds, la voix. On sait les utiliser d’une quarantaine de façons différentes.

Une citation de :Armande Saint-Jean

Le point culminant de la formation est de fracasser une planche de bois d’un coup de poing. Ce que les participantes arrivent toutes à faire après deux jours de formation.

Songez qu’il faut 30 livres de pression pour casser cette planche et seulement neuf pour briser un tibia.

Une citation de :Armande Saint-Jean

À la suite du cours de wen-do, les femmes affirment se sentir plus fortes et plus confiantes.

Plus fortes qu’on leur a fait croire

En 1988, avec le nombre croissant des violences faites aux femmes, de plus en plus d’écoles d’arts martiaux élargissent leur clientèle pour donner des cours tant aux adultes qu’aux enfants.

Montréal ce soir, 1er mars 1988

Le 1er mars 1988 dans Montréal ce soir, la journaliste Catherine Kovacs présente un reportage sur des cours offerts aux préadolescentes et adolescentes de 9 à 14 ans de la région de Montréal.

À Montréal en 1986, il y a eu plus de 1200 agressions sexuelles. Une augmentation de 13 % par rapport à l’année précédente. Cette violence faite aux femmes rend les filles craintives.

Une citation de :Catherine Kovacs

La journaliste explique que les préjugés sociaux sont tenaces et même dans les dessins animés, l’image de la femme est celle d’un être faible et vulnérable et les jeunes filles finissent par se percevoir ainsi.

Pour la professeur Véronique O’Leary c’est sur cette perception qu’elles doivent d’abord travailler lors des cours d’autodéfense.

C’est d’abord leur faire prendre conscience qu’elles sont fortes et qu’elles ont tous les outils pour s’en sortir.

Une citation de :Véronique O’ Leary
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