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Enquête du coroner sur la mort d’une femme dans une prison de Thompson, au Manitoba

Celine Samuel regarde la caméra le sourire aux lèvres.

Celine Samuel avait été placée dans une cellule en béton sans matelas, ni oreiller ou couverture.

Photo : Photo soumise par la famille

Radio-Canada

Le médecin légiste en chef du Manitoba lance une enquête du coroner sur la mort d’une femme dans une cellule de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), à Thompson, dans le nord du Manitoba. 

Celine Samuel, une femme de 44 ans, de la Première Nation Northlands Denesuline, a été mise en détention le 1er février 2020. La GRC avait été appelée pour venir en aide à une femme en état d’ébriété dans un restaurant McDonald’s.

Après avoir reçu le feu vert des ambulanciers, la police a emmené Mme Samuel au détachement de la GRC où elle a été placée dans une cellule en béton sans matelas, ni oreiller ou couverture.

Des membres de la famille de Celine Samuel ont indiqué à CBC/Radio-Canada qu’elle n’était pas en bonne santé et qu’elle avait été hospitalisée à Winnipeg dans les semaines précédant sa mort, après avoir souffert de plusieurs crises.

Lorsque les policiers ont vérifié l’état de la détenue à 22 h 49, elle était sur le sol de la cellule et elle respirait, selon un communiqué du bureau du médecin légiste en chef.

Quand les policiers sont revenus à 23 h 05, Mme Samuel semblait avoir cessé de respirer. Les policiers et des ambulanciers paramédicaux n’ont pas réussi à la ranimer.

Il a été déterminé que la cause de la mort est un hématome sous-dural aigu causé par un traumatisme crânien par force contondante, causé par une chute. Les circonstances du décès étaient accidentelles, indique le communiqué.

Le médecin légiste en chef a ouvert une enquête, car Mme Samuel était détenue par la police au moment de sa mort. L’enquête examinera les circonstances de son décès afin de déterminer si des mesures pourraient être prises pour éviter d’autres décès.

En novembre 2020, la province a annoncé qu’elle ouvrirait un nouveau centre de dégrisement à Thompson, où la police et des organismes communautaires pourront déposer une personne en état d’ébriété pour une nuit, au lieu de l’envoyer au poste de police.

Le gouvernement provincial n’a pas indiqué à quel moment le centre ouvrira ses portes. Il sera situé dans l’ancien Centre Polaris du Collège universitaire du Nord.

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