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Connectivité rurale : la VG du N.-B. recommande un processus concurrentiel

Des câbles branchés dans une station réseau

En 2019, les collectivités rurales comptaient 67 000 ménages sans accès à l'Internet haute vitesse.

Photo : iStock

Radio-Canada

Le financement pour l’Internet haute vitesse dans les régions rurales devrait suivre un processus concurrentiel et transparent. C’est du moins l’une des recommandations phares que l’on peut extraire du rapport de la vérificatrice générale par intérim du Nouveau-Brunswick.

Janice Leahy argue que la province s’est uniquement fiée au fournisseur de services Xplornet – avec qui elle avait un contrat depuis 2008 – pour améliorer l’accès à Internet à haut débit dans ses collectivités rurales.

Seules les entités Opportunités Nouveau-Brunswick et la Société de développement régional ont fait l’objet de vérifications.

Le rapport divulgue qu’au moment de valider l’évaluation des besoins proposée par Xplornet, Opportunités NB n’avait pas l’expertise requise pour le faire.

Selon le rapport, il aurait été préférable de faire un appel d’offres, en bonne et due forme, comme y ont eu recours d’autres provinces. Janie Leahy donne l’exemple de la Nouvelle-Écosse, qui a consulté 15 entreprises différentes pour trouver un fournisseur d’Internet dans ses régions rurales.

On ne dit pas dans le rapport qu’une façon de faire est mieux qu’une autre [...]. Mais on peut dire que, globalement, dans la structure et dans l’évaluation des besoins, la Nouvelle-Écosse obtient un aperçu plus complet de la situation car elle a permis à plusieurs compagnies d’être considérées. Il y avait de la compétition, a souligné la vérificatrice générale par intérim en point de presse jeudi.

Janice Leahy à l'extérieur.

Janice Leahy est vérificatrice générale par intérim du Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Pascal Raiche-Nogue

Des problèmes de connectivité non résolus

Depuis 2003, le Nouveau-Brunswick a dépensé 39 millions de dollars pour venir à bout de l’enjeu de l’accès à l'Internet haute vitesse. En 2019, ils étaient 67 000 ménages à n’y avoir toujours pas accès, bien qu'il soit considéré comme un service essentiel. Un chiffre qui représente 36 % de l’ensemble des ménages vivant à l’extérieur de zones urbaines.

L’audit de la vérificatrice générale conclut qu’il est impossible de déterminer avec certitude si les investissements de la province ont permis de remédier aux problèmes de connectivité dans les régions rurales et ce, en raison de l’absence de renseignements clés.

D’autres conclusions du rapport pointent vers un manquement dans les livrables au cours de la première phase du projet. À cet effet, Opportunités NB n’a pas évalué si la solution technique garantissait une largeur de bande suffisante advenant que toutes les résidences non branchées s’abonnent, peut-on lire.

Dans un courriel envoyé à CBC, le fournisseur Xplornet a tenu à faire valoir que la plupart des constats du rapport sont tout simplement inexacts, et que la compagnie avait acheminé une largeur de bande passante suffisante aux 10 000 abonnés qu’elle devait fournir pendant la première phase du projet.

La porte-parole, Johanne Senécal, a aussi soutenu que Janice Leahy et son équipe n’avaient pas fait appel à Xplornet pendant l'enquête. Ainsi, d’après elle, le rapport confond des éléments de la première et de la seconde phase ce qui aurait conduit à de fausses hypothèses et affirmations.

Organisation des futures ententes de financement

Parmi les recommandations, la vérificatrice générale par intérim demande qu’à l’avenir, les ententes de financement prévoient la production de renseignements nécessaires afin d’évaluer les déclarations de l’entrepreneur.

La Société de développement sociale et Opportunités NB devraient donc veiller à avoir un énoncé détaillé des travaux, un budget du projet, et une définition des résultats escomptés, qui soient à la fois précis et mesurables.

Alors que la province entend verser un montant plus important pour la seconde partie du programme de connectivité rurale, Janice Leahy prévient qu’elle devrait revoir les écueils de la première phase pour éviter qu’ils ne se reproduisent.

Le rapport recommande aussi aux deux entités provinciales de diffuser publiquement les progrès réalisés, notamment lors de l’exécution des travaux d’infrastructure.

Avec des informations de Jacques Poitras, de CBC

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