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Bond de 12 % des ventes dans les restaurants à Trois-Rivières

Des terrasses de la rue des Forges, au centre-ville de Trois-Rivières.

À Trois-Rivières, les ventes dans les restaurants se sont accrues de 12 % cet été, de juin à août (archives).

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Bélanger

Radio-Canada

Les dépenses des Trifluviens ont augmenté cet été, notamment pour ce qui est des sorties au restaurant. Dans l’ensemble du Québec, les secteurs de l’hébergement, de la restauration et des loisirs ont rattrapé une partie du retard qu'ils accusaient sur les ventes au détail qui, elles, ont plutôt diminué au cours du mois de juillet.

On présume que les consommateurs ont préféré les loisirs et les services à l’acquisition de nouveaux biens. À Trois-Rivières, les ventes dans les restaurants se sont accrues de 12 % cet été, de juin à août, par rapport à l’été dernier. Ces données ont été compilées par l’entreprise Moneris, qui fournit des solutions de paiement aux entreprises.

Ce sont les dépanneurs et les stations-service qui en ont le plus profité sur le territoire trifluvien. Les ventes enregistrées au cours de la même période ont bondi de 20 %. Selon Moneris, ce serait dû aux escapades estivales que se sont permises les consommateurs.

Allègements des mesures sanitaires en cause

Les consommateurs se remettent à consommer en partie parce qu’ils ont plus d'économies. Il y avait davantage de restrictions sanitaires l’an dernier, ce qui a fait en sorte que les Canadiens ont épargné 10 fois plus qu’ils l’avaient fait en 2019. Le professeur en économie à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) Frédéric Laurin explique que, cet été, les gens se sont permis des achats qu’ils avaient reportés durant le confinement.

« Ce sont des choses dont on avait besoin pendant la pandémie et maintenant, on a la chance de les acheter : une paire de lunettes, une paire de bottes, etc. Aussi, il y a ce qu’on appelle en anglais le revenge purchases. Il s'agit d'achats de revanche, c’est-à-dire qu'après le confinement, on se donne le plaisir d’aller au restaurant, d’acheter un vêtement ou d’aller voir un spectacle de musique. Tout ça arrive au même moment pendant un déconfinement et on a cette explosion-là », indique-t-il.

Selon Frédéric Laurin, les PME auraient intérêt à en profiter pour renflouer leurs coffres, car les dépenses des consommateurs pourraient diminuer au cours des prochains mois, compte tenu de l’inflation qui est à son plus haut niveau depuis 2003.

Avec les informations de Jacob Côté

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