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Vancouver appuie la création de « clubs compassion » pour drogues dures

Des gens tiennent des boîtes contenant des doses de drogues sécuritaires.

Des personnes brandissent des boîtes contenant des doses de drogues sécuritaires lors d'une journée d'action du DULF devant le poste de police de Vancouver.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

Radio-Canada

Le conseil municipal de Vancouver appuie une demande d'exemption à une loi fédérale qui permettrait la création d'un programme d'approvisionnement en drogues sécuritaires sur le modèle des « clubs compassion ».

La demande a été lancée par le Drug User Liberation Front (DULF, ou Front de libération des utilisateurs de drogues), un groupe qui a récemment distribué des doses de drogues testées devant le poste de police de Vancouver.

Le groupe demande une exemption à la Loi réglementant certaines drogues et autres substances, afin de pouvoir ouvrir un centre de distribution et d'offrir des drogues sécuritaires.

La motion, présentée par la conseillère municipale Jean Swanson, a été adoptée presque à l’unanimité, après avoir été modifiée pour préciser que les drogues devraient être acquises de manière légale. Le document indique que la mesure aiderait à freiner la crise des surdoses.

De l'héroïne pharmaceutique.

La demande du DULF a le soutien de nombreux experts et de la Coalition canadienne des politiques sur les drogues.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

Le maire de Vancouver, Kennedy Stewart, doit envoyer au gouvernement fédéral une lettre de soutien à la demande du DULF. La proposition a déjà le soutien de la régie de la santé Vancouver Coastal, de nombreux experts et de la Coalition canadienne des politiques sur les drogues.

Le programme ferait en sorte que les utilisateurs connaissent la dose qu’ils consomment, explique la cofondatrice du DULF Eris Nyx.

La solution à la crise passe par la décriminalisation, qui ne peut exister sans un approvisionnement en drogues sécuritaires, selon elle. Nous ne sommes pas des criminels, mais des gens qui vivent et travaillent dans cette communauté qui a beaucoup souffert.

Controverse entourant la vente illégale

Le DULF vendait précédemment ses produits de drogues sécuritaires à travers le web caché (dark Web, en anglais), ce qui a été la cause d’un grand débat au conseil municipal.

Pour accéder au web caché, il est nécessaire d’utiliser des logiciels qui permettent le cryptage des communications en ligne et de connaître les adresses URL exactes.

Il est souvent utilisé pour mener des activités illégales, comme la vente de drogues illicites.

Eris Nyx dit qu'elle ne souhaite aucunement participer à des activités criminelles, mais, sans exemption fédérale, le groupe n’a pas d’autre choix, selon elle.

Avec les informations d'Akshay Kulkarni

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