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Suspension de deux joueurs accusés d’agression sexuelle : la LHJMQ s’explique

Gilles Courteau parle lors d'une conférence de presse.

Le commissaire de la LHJMQ, Gilles Courteau, s'est exprimé sur la décision de suspendre deux joueurs des Tigres de Victoriaville accusés d'agression sexuelle. (archives)

Photo : The Canadian Press / Peter McCabe

Radio-Canada

Le commissaire de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ), Gilles Courteau, s'est exprimé jeudi sur la décision de suspendre deux joueurs des Tigres de Victoriaville après que des accusations d’agression sexuelle eurent été déposées contre eux.

Les deux joueurs, Nicolas Daigle et Massimo Siciliano, sont également accusés d’avoir produit une vidéo sans le consentement de la présumée victime. Les gestes reprochés auraient eu lieu dans les heures après la conquête de la Coupe du président par les Tigres en juin dernier. Les deux joueurs avaient été arrêtés quelques jours plus tard avant d’être relâchés.

Gilles Courteau explique que la LHJMQ avait de nombreux facteurs à prendre en compte avant de suspendre les joueurs.

L’idée que j’avais de suspendre les joueurs était en place depuis longtemps, mais je voulais m’assurer, avec les éléments qu'on avait, pour lesquels les joueurs étaient accusés, qu’on était en bonne et due forme, de procéder de cette façon-là, explique le commissaire.

Il indique que la Ligue attendait également que des accusations officielles soient portées contre les joueurs. Lorsque l’enquête a débuté, on a collaboré à l’enquête, les Tigres de Victoriaville ont fait de même, les joueurs concernés ont été appelés à collaborer et l’ont fait. [...] Il fallait connaître la nature des accusations.

Il faut prendre en considération aussi que, quand les accusations ont été déposées, il n’y avait pas de matchs des Tigres de Victoriaville. Le prochain match des Tigres est le 8 octobre. À cet effet-là, il n’y avait pas d’urgence pour nous d’agir comme on l’a fait, en prenant le temps de s’assurer que la décision qu’on rendait était bien appuyée et très bien structurée dans les circonstances, ajoute-t-il.

On verra ce qui surviendra

M. Courteau ne souhaite pas se prononcer sur l’avenir des joueurs, dont la suspension doit au moins durer jusqu’à la fin des procédures judiciaires.

On verra ce qui surviendra. Je ne peux pas m’interposer de quelque façon que ce soit dans la procédure judiciaire. Ça va suivre son cours normal, et au moment où la décision sera prise, on verra ce qui pourra arriver.

Une citation de :Gilles Courteau, commissaire de la Ligue de hockey junior majeur du Québec

Des politiques déjà en place

Selon Gilles Courteau, de robustes politiques sont déjà en vigueur pour encadrer le comportement des joueurs de la LHJMQ

Au niveau de nos joueurs, il faut continuer le processus d’éducation avec eux, faire des rappels. D’ailleurs, on a déjà prévu avec tous nos joueurs de la Ligue de procéder à trois webinaires durant l’année avec eux pour leur répéter, car on a nos politiques en place depuis plusieurs années, souligne-t-il.

La Ligue [de hockey] junior majeur [du Québec], c’est une ligue composée de jeunes de 16 à 20 ans. On a près de 400 enfants. Même s’ils deviennent majeurs et adultes à compter de 18 ans, ces joueurs-là sont toujours sous notre responsabilité [...] On doit les encadrer convenablement pour nos trois volets importants : hockey, éducation, et en faire de bons citoyens.

Une citation de :Gilles Courteau, commissaire de la Ligue de hockey junior majeur du Québec

Je crois qu’avec la décision rendue hier, c’est un message non seulement pour les joueurs concernés, mais aussi pour l’ensemble de nos joueurs de la LHJMQ à l’égard d’où on est rendus dans notre société aujourd’hui. C’est tolérance zéro face à une agression sexuelle, comme ce dont les joueurs sont accusés en ce moment, conclut-il. 

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