•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Vaccination obligatoire chez les employés : le choix laissé aux conseils scolaires

John Horgan, premier ministre de la Colombie-Britannique.

Selon le premier ministre de la Colombie-Britannique, la province fournira toute l'information nécessaire aux 60 conseils scolaires pour les aider à décider quant à l'imposition, ou non, du vaccin contre la COVID-19.

Photo : Radio-Canada / MIKE MCARTHUR/CBC

Radio-Canada

Le premier ministre de la Colombie-Britannique, John Horgan, a confirmé jeudi que le gouvernement ne va pas imposer la vaccination obligatoire au personnel enseignant. La province renvoie plutôt la décision aux 60 conseils scolaires.

Si la vaccination contre la COVID-19 devient obligatoire d'ici le 22 novembre pour les employés de la fonction publique de la Colombie-Britannique, cette nouvelle ordonnance de santé publique ne concerne pas les enseignants.

Le premier ministre a expliqué que, même si la province finance les enseignants, ils ne sont pas employés directement par elle, mais par les conseils scolaires.

Face aux inquiétudes des parents provoquées par la montée des cas de COVID-19 parmi les enfants de moins de 12 ans, le ministre de la Santé, Adrian Dix, a annoncé mardi la création d'un nouveau comité consultatif qui étudiera la question des vaccins obligatoires pour les enseignants et publiera ensuite des directives à l'intention des conseils scolaires.

« Nous devons aussi nous assurer que les conseils scolaires de la province, qui sont dûment élus et qui ont l'autorité et la responsabilité de leur personnel, ont tous leur mot à dire sur la façon dont nous procédons. »

— Une citation de  John Horgan, premier ministre de la Colombie-Britannique

Interrogé sur le fait de savoir s'il est juste de laisser la décision à des personnes qui n’ont pas de connaissances ou de formation médicales, le premier ministre a répondu, jeudi en conférence de presse jeudi : Il y a une responsabilité pour les représentants élus (...) de s'informer sur la meilleure façon de protéger leurs employés et les enfants de leur conseil. Il précisait par ailleurs que l'information était accessible auprès du ministère de la Santé.

Une pandémie de la non-vaccination

John Horgan a affirmé que le fait d'exiger la vaccination pour les enseignants serait le dernier recours et préfère continuer d'appuyer les mesures de son gouvernement s'appuyant sur une approche volontaire.

Nous sommes en grande partie dans une pandémie de la non-vaccination, et c'est pourquoi les ordonnances rendant la vaccination obligatoire sont discutées, pas seulement dans ce secteur, mais dans tous les domaines, a-t-il précisé.

Il s’est aussi félicité que 82 % des Britanno-Colombiens âgés de plus de 12 ans soient désormais pleinement immunisés, un record en Amérique du Nord, que la province partage avec celle du Québec.

Stephanie Higginson, présidente de l'Association des gestionnaires d'écoles de la Colombie-Britannique, est du même avis que le premier ministre.

Nous ne voulons pas être obligés de mettre en place ces mesures restrictives. Nous voulons que les personnes qui travaillent avec les enfants et celles qui interagissent avec eux, en particulier les enfants non vaccinés, soient elles-mêmes proactives et qu'elles protègent leur entourage en se faisant vacciner, dit-elle.

« La véritable responsabilité en la matière incombe collectivement à la société, qui doit sortir et se faire vacciner. »

— Une citation de  Stephanie Higginson, présidente de l'Association des gestionnaires d'écoles de la Colombie-Britannique

Mme Higginson rappelle aussi les propos de la médecin hygiéniste en chef Bonnie Henry, qui a affirmé qu’il n'est pas nécessaire de rendre la vaccination obligatoire dans les conseils scolaires, car les écoles sont considérées comme un environnement à faible risque à ce stade.

La province a cependant rendu récemment le port du masque obligatoire pour tous les élèves de la maternelle à la 12e année.

La Dre Henry et son équipe ont par ailleurs informé le premier ministre qu'au cours des prochaines semaines Santé Canada examinerait les plans visant à offrir un programme d'immunisation pour les enfants de 5 à 11 ans.

Avec des informations de l'émission Daybreak South

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !