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Des pourvoiries pleines en Abitibi-Témiscamingue pour la chasse à l’orignal

Une vue aérienne de la pourvoirie Taggart Bay Lodge.

La pourvoirie Taggart Bay Lodge

Photo : Gracieuseté

Plusieurs pourvoiries de l'Abitibi-Témiscamingue affichent complet à l’aube de l’ouverture de la chasse à l’orignal dans la région.

Bien que les chasseurs continuent d’être au rendez-vous depuis le début de la pandémie, le président de l’Association des pourvoiries de l’Abitibi-Témiscamingue, Yves Bouthillette, spécifie que les restrictions de déplacement en place ont modifié le portrait de la clientèle.

L’an passé, on a réussi à changer nos clients américains par des clients ontariens, parce qu’il y a une très grosse demande de la part des Ontariens pour chasser l’orignal au Québec, en bonne partie à cause de la réglementation en place en Ontario, dit-il.

Celui qui est propriétaire de trois pourvoiries, dont le Taggart Bay Lodge, indique afficher complet dans chacun de ses établissements pour la période de la chasse à l’orignal. Il précise que c’est aussi le cas pour la plupart de ses collègues dans la région.

« Si on avait l’espace pour, on aurait pu doubler notre nombre de visiteurs, tant la demande en provenance de l’Ontario est incroyable. »

— Une citation de  Yves Bouthillette
Un chalet rustique dans la forêt.

Un chalet à la Pourvoirie du lac Suzie

Photo : Gracieuseté

Le son de cloche est le même à la Pourvoirie du lac Suzie, où le propriétaire, Serge Dapra, affirme avoir dû refuser plusieurs chasseurs.

L’an passé, tous mes forfaits ont été vendus. Cette année, c’est la même chose. Dès l’automne passé, on était bookés à 100 % pour cette année. J’aurais pu remplir deux pourvoiries sans aucun problème cette année avec la demande qu’on a eue, soutient-il.

Difficile pour les pourvoiries à la clientèle américaine

Alors que les pourvoiries habituées à recevoir des clients canadiens font des affaires d’or, les établissements dont la clientèle principale est américaine se trouvent dans une situation totalement différente.

Offrant souvent des forfaits haut de gamme, plus coûteux, ces pourvoiries n’ont pas eu la même facilité à remplacer leur clientèle habituelle.

Un grand chalet en bois rond.

L'auberge de la Pourvoirie St-Cyr Royal

Photo : Gracieuseté

C’est le cas de la Pourvoirie St-Cyr Royal, à plus de 100 kilomètres au nord-est de Senneterre.

L’établissement, accessible uniquement par hydravion, a dû fermer ses portes cette année en raison de l’absence des clients américains.

La copropriétaire de la pourvoirie Diane Koch explique que la réouverture des frontières en août s’est faite trop tardivement pour permettre aux clients américains de planifier leur séjour.

« St-Cyr Royal, on est fermés. Pour les Américains, ce n’est pas aussi facile qu’on le pense de traverser les douanes. Ça prend un test COVID. C’est difficile de l’avoir, c’est dispendieux et tu n’es pas certain d'obtenir le résultat à temps. Donc nos Américains, ils vont ailleurs. »

— Une citation de  Diane Koch, copropriétaire de la Pourvoirie St-Cyr Royal

Mme Koch explique que les frais importants pour mettre en service l’hydravion ont aussi joué un rôle dans la décision de demeurer fermé pour l’automne 2021.

L’avion n’est pas sorti, il n’est pas sur l’eau. Les frais d’opération, juste pour le faire sortir du garage, c’est énorme. Donc la chasse, non, pas cette année, dit-elle.

Un hydravion à l'arrêt sur le bord d'un quai.

La Pourvoirie St-Cyr Royal est accessible uniquement en hydravion.

Photo : Gracieuseté

Diane Koch souhaite que les procédures d’entrée au Canada pour les Américains soient simplifiées en 2022. Elle affirme être encore en attente des subventions promises par le gouvernement afin de payer les dépenses courantes qui continuent de s’accumuler.

Les subventions, ça fait depuis le mois de mai qu’on les attend. On a quand même un employé ici pour la surveillance et tout ça. Les factures, les comptes, ça rentre pareil, donc il faut vraiment que ça ouvre l’an prochain. Ce n’est pas évident, conclut-elle.

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