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Rentrée parlementaire au Yukon : l’affaire Hidden Valley s’impose

Jeremy Harper présidant la session.

Le président de l'Assemblée législative du Yukon, le député de Mayo-Tatchun, Jeremy Harper, a ouvert la session d'automne.

Photo : Radio-Canada / Vincent Bonnay

La période de questions de cette première séance de la session d'automne aura été intégralement consacrée à l'affaire des agressions sexuelles à l’École Hidden Valley.

Currie Dixon a d'abord demandé à ce que l’Assemblée adopte à l'unanimité une motion pour que le gouvernement donne accès à tous les documents et notes de travail prouvant quand il a été informé de l’affaire, et qui a pris la décision de ne pas en informer les familles.

La demande a été refusée et l’opposition a donc interrogé la ministre de l'Éducation, Jeanie McLean, pendant plus d’une demi-heure, martelant les mêmes questions.

« Nous reconnaissons qu’il y a une rupture dans la confiance, nous l’admettons, entre les familles de l’École d’Hidden Valley, le ministère de l’Éducation et les Yukonnais [...] et nous nous engageons pleinement à la reconstruction de cette confiance. »

— Une citation de  Jeanie McLean, ministre de l’Éducation

La ministre a répété qu'un rapport indépendant était en cours, a assuré de la transparence de ce dernier, et réaffirmé son engagement auprès des familles.

Jeanie McLean à l'Assemblée législative du Yukon

La ministre de l'Éducation Jeanie McLean a répondu pendant plus de 30 minutes aux questions de l'opposition sur l'affaire d'Hidden Vallée.

Photo : Radio-Canada / Vincent Bonnay

C’est une tactique politique, a déclaré Sandy Silver. À l’issue de la séance, le premier ministre a affirmé que la demande d'information du Parti du Yukon aurait dû être faite en amont pour permettre un vrai débat et dit regretter ce genre de joute de soccer politique préférant avancer à partir du rapport une fois déposé.

La cheffe du Nouveau Parti démocratique (NPD), Kate White, a elle aussi questionné la ministre et regretté la réaction du gouvernement même si la question est difficile.

Je comprends [que ce soit difficile], mais ce n'est pas acceptable. Être une ministre qui a besoin de répondre à 15 questions sur le même sujet, oui c'est difficile, mais si le gouvernement libéral avait pris des décisions différentes en 2019, on n'aurait jamais eu la nécessité de poser ces questions en 2021.

Un débat annoncé

Avant l’ouverture de la séance d’automne du parlement yukonnais, le leader de l'opposition officielle et chef du Parti du Yukon, Currie Dixon avait fait l'annonce que l’éducation serait au coeur des débats.

« Il y a beaucoup de points à aborder, mais avant tout, pour nous, c’est la situation à l'École Hidden Valley. »

— Une citation de  Currie Dixon, chef du Parti du Yukon

L'affaire d'agression sexuelle révélée cet été soulève de nombreuses questions et le Parti du Yukon veut des réponses et identifier les responsables. Il reproche au gouvernement de ne pas avoir répondu aux demandes du Parti à ce sujet.

La ministre est responsable de son ministère et dans ce cas en particulier, nous n’avons pas l’impression qu’il y a eu de réponse adéquate en matière de responsabilité de la ministre actuelle ou sa prédécesseure dans cette regrettable situation.

Les difficultés liées à l'embauche de personnel dans le secteur de l’éducation à tous les niveaux au territoire font aussi partie des points à aborder, selon Currie Dixon. Que ça soit au sujet d’Hidden Valley, du manque de personnel ou de la COVID-19, nous avons le sentiment que le gouvernement ne s'est pas assez préparé pour cette rentrée scolaire.

Il affirme et regrette que depuis la dernière élection, la plupart des mesures prises par le gouvernement sont dues à l’entente signée avec le Nouveau Parti démocratique (NPD) du Yukon.

Currie Dixon et Brad Cathers en conférence de presse.

Currie Dixon, le chef de l'opposition officielle, puis Brad Cathers, et enfin Scott Kent, tous ont interrogé la ministre de l'Éducation Jeanie McLean sur l'affaire d'Hidden Valley.

Photo : Radio-Canada / Vincent Bonnay

Son homologue du NPD du Yukon, Kate White, attend aussi plus de réponses concernant l’affaire d’Hidden Valley et les questions de l’embauche du personnel. Elle évoque aussi les questions de santé mentale et d'accès au service de santé, de dépendance, et la récurrente question de la crise du logement.

Le gouvernement minoritaire mené par le chef du Parti libéral, Sandy Silver, ne tient qu'en raison d'une entente signée avec le Nouveau Parti démocratique. Concernant cet accord avec les Libéraux, Kate White réaffirme l’indépendance de son parti.

L’entente engage le NPD du Yukon à voter en faveur des Libéraux lors de vote de confiance comme ceux qui reposent sur la finance comme les budgets et budgets supplémentaires, explique-t-elle avant de réaffirmer qu’elle peut s’exprimer contre ces budgets et croyez-moi, je le fais sur tous les points sur lesquels je suis en désaccord.

Si elle doit voter en faveur de ces budgets, c’est là sa seule obligation et elle rappelle donc que le NPD du Yukon continuera de soutenir les bonnes idées peu importe du côté d'où elles viennent.

La durée précise de la session sera connue dans quelques semaines puisque les trois partis doivent encore s'entendre sur le nombre de jours de séance.

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