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Le Musée de la civilisation acquiert gratuitement la villa Frederick-James

La villa Frédérick-James et la ville de Percé.

L'emblématique villa Frederick-James surplombe Percé. (archives)

Photo : Radio-Canada / William Bastille-Denis

Roxanne Langlois

La villa Frederick-James de Percé, qui accueillera l'Espace bleu de la Gaspésie, est officiellement la propriété du Musée de la civilisation, qui l’a acquise sans frais de l’Université Laval.

La mythique résidence bâtie en 1887 sur le cap Canon appartenait depuis 2007 à l’établissement d’enseignement supérieur. L’Université s’est entendue avec le Musée de la civilisation dans le cadre d’un accord bilatéral survenu plus tôt cet été.

L’institution muséale, qui gérera le nouveau réseau des Espaces bleus du gouvernement provincial, confirme être propriétaire du bâtiment depuis le 1er octobre.

Radio-Canada a eu accès à l’acte notarié, qui atteste que le montant de la contrepartie pour le transfert de l’immeuble est de zéro dollar . L’évaluation municipale de la propriété avoisine les 299 000 $.

Les deux parties concernées n’avaient pas, au moment de la rédaction de cet article, commenté la transaction. Des sources gouvernementales ont néanmoins laissé savoir que l’ampleur des investissements nécessaires à l'aménagement de l’Espace bleu gaspésien a été prise en compte.

La pancarte annonçant l'École internationale d'été de l'Université Laval et derrière, la villa Frederick-James.

L’Université Laval avait fait de la villa Frederick-James son École internationale d’été. Or, aucune activité ne s’y est tenue depuis 2019. (archives)

Photo : Radio-Canada / Roxanne Langlois

De plus, la préservation du patrimoine bâti aurait prévalu, dans les pourparlers, sur les considérations d’ordre pécuniaire.

Nous en sommes toujours aux étapes préliminaires d'analyse en ce qui a trait au plan du bâtiment et du projet, confirme par ailleurs, par courriel, le service des relations de presse du Musée de la civilisation.

L’avenir de la résidence centenaire construite par le peintre américain Frederick James était incertain depuis plusieurs années, notamment parce qu’elle est menacée par l’érosion.

Un déménagement dès cet hiver

La villa, désormais située très près de la falaise, sera déplacée de quelques mètres dès cet hiver. Un appel d'offres relié aux travaux de déménagement, qui prendra fin le 16 octobre, est en cours. Selon le document, le chantier devrait débuter vers le 15 novembre et s’étaler sur une période d’environ 15 semaines.

Selon ce qu’a appris Radio-Canada, le mythique bâtiment, voisin du rocher Percé, demeurera néanmoins dans le paysage de carte postale qui l’a rendu célèbre. Les angles de vue devraient essentiellement rester les mêmes une fois la propriété déplacée.

Des contrats ont déjà été accordés dans ce dossier plus tôt cet été. Une entente d’un peu plus de 154 000 $ a été conclue par appel d’offres avec la firme d’ingénierie CIMA+, de la région de la Capitale-Nationale, pour la conception des plans et devis ainsi que pour le suivi des travaux.

La villa et le rocher Percé, à Percé.

Selon les informations obtenues par Radio-Canada, la résidence ne sera déplacée que de quelques mètres et demeurera sur le cap Canon. (archives)

Photo : iStock

Le gouvernement provincial a aussi mandaté St-Gelais Montminy & Associés architectes, également de Québec, pour des services en architecture. Ce contrat, qui prévoit la conception des plans et devis, s’élève pour sa part à plus de 644 000 $.

Selon les appels d’offres, ces deux mandats se termineront en septembre 2022.

Toujours aucune annonce

Le choix de la villa Frederick-James de Percé en vue de l’aménagement du musée n’a encore fait l’objet d’aucune annonce officielle de la part du gouvernement de François Legault, mais a été confirmé dans un décret publié dans la Gazette officielle du Québec le 4 août dernier.

Cette décision, révélée en août par Radio-Canada, a suscité des réactions diverses en Gaspésie. La nouvelle de la préservation du bâtiment a été applaudie par de nombreux acteurs qui craignaient pour sa pérennité.

Le manque de concertation locale dans le dossier des Espaces bleus avait toutefois été déploré par plusieurs intervenants du milieu muséal gaspésien, soucieux des doublons qui pourraient être créés en région.

Tel que le prévoit Québec, l’Espace bleu de la Gaspésie abritera, comme ceux aménagés ailleurs en province, une exposition permanente. Un espace multifonctionnel consacré à la médiation ainsi qu’à la diffusion culturelle et artistique est aussi prévu.

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