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Les campements et les feux près des ponts sont interdits à Winnipeg

Un campement temporaire situé sous un pont.

Il y aurait plus de 100 campements temporaires à travers la ville de Winnipeg, qui interdit désormais, pour des raisons de sécurité, les campements situés sous les ponts.

Photo : Radio-Canada / Sean Kavanagh

Le 1er octobre, la Ville de Winnipeg a interdit les campements et les feux sous les ponts, pour des raisons de sécurité. Alors que les campements temporaires se multiplient dans la capitale manitobaine, des organismes de défense des sans-abri appuient l’initiative municipale.

Au cours des derniers jours, la Ville de Winnipeg a installé, dans 13 endroits différents, 26 panneaux indiquant que les campements et les feux de camp y sont interdits.

Selon des données de Winnipeg, il y aurait eu 56 incendies sous des ponts ou dans leurs environs en 2020. En comparaison, du 1er janvier 2021 jusqu'au 22 septembre 2021, il y a eu 96 incendies.

Un panneau indiquant que les campements et feux sont interdits.

Josh Brandon, animateur communautaire au Conseil de planification social de Winnipeg, rappelle que si on interdit les campements, il faut aussi offrir des solutions aux personnes qui y vivent.

Photo : Radio-Canada / Sean Kavanagh

Josh Brandon, qui est animateur communautaire au Conseil de planification social de Winnipeg, comprend que cette mesure a comme objectif de protéger les personnes en situation d’itinérance du danger des flammes.

« Il faut avoir des politiques pour les protéger des risques d’incendie. »

— Une citation de  Josh Brandon, animateur communautaire au Conseil de planification social de Winnipeg

En raison du manque de logements abordables à Winnipeg, les sans-abri n'ont pas d'autre choix que de s'installer un campement à l'extérieur , ajoute cependant M. Brandon.

Comme solution à très court terme, il suggère d’offrir aux personnes touchées par cette nouvelle politique d'autres espaces qui présentent moins de risque d’incendie.

Marion Willis, la fondatrice de l’organisme Morberg House, est aussi d'accord avec cette nouvelle mesure. Elle affirme avoir été témoin de situations très dangereuses.

« Nous avons déjà vu des pompiers qui essayaient de sortir des personnes par les chevilles pour les sauver du feu. »

— Une citation de  Marion Willis, fondatrice de Morberg House

Étant un organisme communautaire, nous tentons depuis longtemps de faire passer le message qu’il n’est pas sécuritaire de construire des campements sous les ponts, ajoute Mme Willis.

Marion Willis est devant un stationnement.

Marion Willis est la fondatrice de Morberg House, une maison de transition pour les sans-abri située dans le quartier de Saint-Boniface, à Winnipeg.

Photo : Radio-Canada / Charles-Étienne Drouin

Plus d’une centaine de campements à Winnipeg?

Le président d'End Homelessness Winnipeg, Jason Whitford, pense aussi que les campements sous les ponts ne sont pas des lieux sécuritaires. Par contre, il s’inquiète de l’avenir des personnes qui les occupent, à l'approche de la saison froide.

« Nous savons qu’à Winnipeg le froid va s'installer. Nous devons donc trouver, créer et faire la promotion de ressources disponibles et accessibles pour les personnes en situation d’itinérance. »

— Une citation de  Jason Whitford, président d’End Homelessness Winnipeg

M. Whitford estime qu’il y aurait plus de 100 campements temporaires à travers la ville, ajoutant qu’un chiffre plus exact est en train d’être évalué.

Avec les informations de Mohamed-Amin Kehel et de Sean Kavanag

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