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Une nouvelle modélisation montre que les restrictions portent fruit en Alberta

Un professionnel de la santé dans un couloir d'hôpital en train de mettre des gants.

La modélisation montre un lien direct entre les restrictions imposées le 15 septembre et la baisse des cas actifs.

Photo : (AHS)

Radio-Canada

Une nouvelle modélisation laisse entendre que l'Alberta a peut-être atteint son pic pandémique. D’après celle-ci, si la province conserve les restrictions en place et continue de vacciner sa population, les infections et les hospitalisations continueront de baisser.

De mon point de vue, le pic a été atteint, dit Dean Karlen, professeur de physique à l'Université de Victoria et membre du groupe indépendant de modélisation de la pandémie de la COVID-19 de la Colombie-Britannique.

Son groupe a examiné les taux d'hospitalisation plutôt que les taux d'infection, car l'Alberta a éliminé la plupart des recherches de cas contacts au début du mois d'août.

Selon lui, les données sur les hospitalisations montrent un lien direct avec les restrictions imposées par le premier ministre Jason Kenney le 15 septembre.

Nous constatons un revirement spectaculaire du nombre de personnes admises à l'hôpital au cours des 10 derniers jours, souligne le professeur.

Un porte-parole de Services de santé Alberta a refusé de commenter la modélisation.

Besoin d’une semaine d’observation supplémentaire

Le 15 septembre, l'Alberta comptait 18 421 cas actifs et 877 personnes hospitalisées. Deux semaines plus tard, le 28 septembre, le nombre de cas actifs était de 20 513, et la province comptait 1100 hospitalisations en raison de la COVID-19.

Mercredi, le nombre de cas actifs était retombé environ au même niveau qu'avant la mise en place des nouvelles restrictions, soit 18 912 cas actifs. Les hospitalisations, elles, étaient toujours à 1083.

Selon Dean Karlen, une autre semaine de données devrait être analysée pour confirmer de la tendance. Ces données supplémentaires indiqueront à quel point la baisse sera rapide ou lente à l'avenir.

Néanmoins, M. Karlen pense que le gouvernement de Jason Kenney doit maintenir les nouvelles restrictions afin que la pression sur le système de santé puisse retomber à un niveau gérable.

Il rappelle aussi qu’il est important que la population continue de suivre les restrictions, d'autant plus que le froid incite à organiser davantage de rencontres à l'intérieur, notamment les rassemblements pour l'Action de grâce.

La route est encore longue

L'utilisation des admissions à l'hôpital comme données de modélisation est raisonnable et valide, selon la Dre Lynora Saxinger, experte en maladies infectieuses à l'Université de l'Alberta.

« La sortie de la pandémie sera lente. »

— Une citation de  Lynora Saxinger, experte en maladies infectieuses à l'Université de l'Alberta

Quand vous pensez avoir atteint un sommet, il est important de ne pas oublier que, de l'autre côté du sommet, se trouve la longue descente, dit-elle.

Selon elle, il faudra des mois avant que le système de santé puisse commencer à s'occuper du retard dans les opérations chirurgicales reportées.

Si on continue à freiner très fort et qu'on essaie d'obtenir la baisse la plus rapide possible, cela améliorera de beaucoup la situation pour le système de santé et pour tous ceux qui attendent des soins, ajoute-t-elle.

Ailleurs sur le web :

Modélisation de la courbe des infections de la COVID-19 (Nouvelle fenêtre) (en anglais, pages 24 à 27 pour les chiffres de l'Alberta)

Avec les informations de Charles Rusnell

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