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Opération recrutement en santé : « les renforts s’en viennent », promet Dubé

Québec espère ramener ou embaucher 4300 employés, surtout des infirmières, à temps complet dans le réseau public de la santé.

Christian Dubé parle en conférence de presse.

Christian Dubé a donné une conférence de presse jeudi pour dévoiler les premiers résultats de la campagne de recrutement dans le réseau de la santé lancée par Québec il y a deux semaines.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2021 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Christian Dubé a dévoilé jeudi les premiers résultats de son opération de recrutement dans le réseau de la santé. Plus de 1000 personnes ont déjà levé la main pour travailler à temps complet et 1900 autres candidats sont en négociation pour venir prêter main-forte, selon le ministre de la Santé du Québec.

Il y a 1007 personnes à temps complet qui arrivent en renfort, a indiqué M. Dubé en conférence de presse, se disant excessivement encouragé de voir comment la stratégie de recrutement annoncée il y a deux semaines a porté fruit.

Sur ces 1007 personnes, 56 retraités vont effectuer un retour au travail, 231 personnes ont été embauchées et 720 employés à temps partiel du réseau ont levé la main pour passer à temps complet.

De plus, 1900 candidats sont en train de négocier leurs conditions de travail pour venir prêter main-forte. On se rappelle qu’on en cherche 4000 au total, a souligné Christian Dubé. Ça augmente toutes les heures.

« Ce que je dirais au réseau, je leur parle ce matin, là : les renforts s’en viennent. [...] La machine est partie. »

— Une citation de  Christian Dubé, ministre de la Santé du Québec

C'est un début. Ça prend un mouvement positif pour que les gens reviennent, a-t-il ajouté.

À la fin septembre, le gouvernement de François Legault a promis une petite révolution, proposant des primes de 12 000 $ à 18 000 $ pour ramener 4300 infirmières, infirmières auxiliaires, inhalothérapeutes et perfusionnistes à temps plein dans le réseau.

Le député solidaire Vincent Marissal n'a pour sa part pas semblé convaincu par les résultats de la campagne de recrutement lancée par Québec. Vous avez vu comme moi que les premiers chiffres qu’on a, ça démontre que ça ne marche pas trop trop, sa petite révolution, c’est en train de virer en flop, a-t-il commenté jeudi matin.

Québec exige que les travailleurs de la santé soient adéquatement vaccinés d'ici le 15 octobre, ce qui fait craindre des ruptures de service dans le réseau.

On va être fermes sur le 15 octobre, a dit le ministre, qualifiant au passage d'irresponsable la sortie du Parti québécois et de syndicats du milieu de la santé mercredi réclamant le report de la date butoir.

Rupture de services ou réorganisation?

Christian Dubé s'est engagé il y a trois semaines à ce qu'il n'y ait pas d'interruption des services dans le réseau de la santé en raison d'employés non vaccinés qui se verraient mis en congé sans solde, en plus de la pénurie de main-d'œuvre qui sévit déjà. La solution passe par une réorganisation des ressources, selon le ministre.

Les partis d'opposition à Québec estiment que le gouvernement joue sur les mots et ne parviendra pas à maintenir tous les services. Pour le Parti libéral, Québec solidaire et le Parti québécois, cette réorganisation mènera nécessairement à des coupures.

Le gouvernement nous a parlé de réorganisation. Ce que l’on constate, c’est qu’il nous explique où il va couper des services de proximité, a dénoncé la cheffe du Parti libéral, Dominique Anglade, en point de presse jeudi.

« Ce n’est pas une réorganisation, c’est un choix de coupure dans les services dans les régions du Québec. »

— Une citation de  Dominique Anglade, cheffe du Parti libéral du Québec

Mme Anglade dit craindre que le gouvernement ne soit en train d'improviser et que les régions n'écopent. Elle donne l'exemple de l'urgence de Senneterre, en Abitibi, qui sera fermée 16 heures par jour à compter du 18 octobre.

Les infirmières d’agences qui travaillent actuellement à Senneterre seront envoyées à Val-d’Or à compter du 18 octobre. Pourtant, cela ne fait pas partie de la liste présentée par le ministre Dubé, a-t-elle dénoncé, évoquant un manque de transparence. On sait qu'il y a des enjeux qui vont arriver.

Oui, il y aura des bris de service, c’est clair, a pour sa part lancé Vincent Marissal. Mais ce n’est pas en se rentrant la tête dans le sable et en appelant ça de la réorganisation qu’il n’y en aura plus.

« Vous pouvez changer le mot comme vous voulez, le problème reste le même. »

— Une citation de  Vincent Marissal, député de Québec solidaire

Le porte-parole du Parti québécois en matière de santé a quant à lui laissé entendre que les réorganisations proposées par le gouvernement ne sont rien d'autre que des coupures planifiées dans les services. On demande au gouvernement de faire preuve de réelle transparence […] pour qu’on sache vers quelle catastrophe on se dirige, a affirmé Joël Arseneau, qui souligne que le 15 octobre, c'est une date arbitraire.

Il réclame en outre, comme les autres partis d'opposition, un plan de contingence réaliste pour l'après 15 octobre, lorsque des milliers de travailleurs de la santé seront possiblement mis en congé sans solde faute d'être adéquatement vaccinés.

Si le gouvernement a un plan, qu'il le dépose. On est inquiets, les organisations syndicales sont inquiètes.

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