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La Chine devient la priorité de la CIA en matière de sécurité nationale

Des soldats chinois passent à côté d'un drapeau de la Chine, à Shanghai.

Les activités d'espionnage à grande échelle et les visées expansionnistes de la Chine en Asie du Sud-Est sont des menaces prises très au sérieux en Occident.

Photo : Getty Images / PHILIPPE LOPEZ

Radio-Canada

Le directeur de l’agence de renseignement américaine (CIA), William Burns, a annoncé la création d’un groupe qui aura pour mission de se concentrer exclusivement sur les menaces à la sécurité nationale des États-Unis en provenance de la Chine.

Baptisée la China Mission Center (CMC), cette unité de haut niveau aura pour mission première de répondre au défi mondial posé par la République populaire de Chine, qui touche tous les domaines de mission de l'Agence, a déclaré la CIA dans un communiqué.

Selon le grand patron de l’agence de renseignement américaine, les politiques de Pékin constituent actuellement la plus importante menace à laquelle font face les États-Unis sur la scène internationale.

« Le CMC renforcera encore notre travail collectif sur la plus importante menace géopolitique à laquelle nous sommes confrontés au XXIe siècle, à savoir un gouvernement chinois de plus en plus hostile. »

— Une citation de  William Burns, directeur de la CIA

Le directeur de l’Agence a pris soin de souligner que la menace qu’il évoque vient du gouvernement chinois, et non de son peuple, et que l'objectif du China Mission Center était avant tout d'unifier les efforts de la CIA en matière d'espionnage.

Depuis plusieurs années maintenant, le gouvernement chinois est accusé d’utiliser sa puissance économique et commerciale pour se livrer à des activités d’espionnage à grande échelle dans le monde en instrumentalisant notamment les entreprises chinoises. Pékin est également soupçonné d’être derrière plusieurs cyberattaques menées contre ses rivaux occidentaux.

Des visées expansionnistes qui inquiètent en Asie du Sud-Est

Un soldat de l'Armée populaire de libération du peuple chinois (APL) tire une roquette antichar lors d'un exercice militaire à Wuzhong, dans la région autonome de Ningxia Hui, en Chine, le 24 juillet 2019.

Un soldat de l'Armée populaire de libération du peuple chinois (APL) tire une roquette antichar lors d'un exercice militaire à Wuzhong, dans la région autonome de Ningxia Hui, en Chine, le 24 juillet 2019.

Photo : Reuters

Sur le plan géopolitique, les visées territoriales de Pékin en mer de Chine et sur l’île de Taïwan, que le gouvernement chinois considère comme une partie intégrante de son territoire, constituent une menace réelle à la paix et à la stabilité dans le Sud-Est asiatique.

Hier, le ministre de la Défense taïwanais, Chiu Kuo-cheng, faisait état de 150 incursions de l’aviation militaire chinoise dans l’espace aérien taïwanais depuis vendredi dernier. La situation actuelle est, selon le ministre, la plus sombre qu’on ait vue à Taïwan en quarante ans.

Selon le ministre, Pékin serait en mesure de lancer une invasion à grande échelle de Taïwan dès 2025.

Conscients de la menace que représentent les prétentions territoriales de Pékin dans la région, les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Australie ont annoncé le 15 septembre dernier la création d’un pacte militairehistorique pour faire contrepoids aux activités militaires grandissantes de la Chine dans la zone indopacifique.

Un sous-marin de l'armée chinoise.

Un sous-marin nucléaire lanceur de missiles balistiques de la marine chinoise lors d'une démonstration militaire en mer de Chine méridionale (archives)

Photo : Reuters / CHINA STRINGER NETWORK

Cette nouvelle alliance, baptisée AUKUS, se traduira concrètement par la construction à Adélaïde, en Australie, de sous-marins à propulsion nucléaire utilisés par l’armée américaine.

Ils seront plus rapides, plus difficiles à détecter et en mesure d’effectuer de plus longues patrouilles que les sous-marins conventionnels que l’Australie avait jusque-là prévu d'acheter en France.

Jusqu’ici, les États-Unis n’avaient partagé cette technologie qu’une seule fois, en 1958, avec le Royaume-Uni pour contrer l'Union soviétique.

Outre les défis de sécurité que représente la Chine, le directeur de la CIA a assuré que ses services continuent également de surveiller de près les activités de la Russie, de la Corée du Nord et de l’Iran.

Avec les informations de Reuters

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