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Intoxications et agressions sexuelles reliées à des bars de Québec

Une femme tient un verre de bière.

Les femmes et la bière, une relation de longue date.

Photo : Getty Images / Izabela Habur

Le Service de police de la Ville de Québec enquête sur des cas d’intoxication au GHB, volontaires ou non, survenus dans des bars de la capitale au cours des dernières semaines. Deux agressions sexuelles seraient aussi possiblement liées à des intoxications.

La police refuse de dire combien de personnes auraient été intoxiquées et à quels endroits ces intoxications auraient eu lieu afin de ne pas nuire à l’enquête.

Grand nombre d'intoxications

Le CHU de Québec confirme toutefois qu’au cours des trois dernières semaines, trois personnes se sont présentées à l'urgence de l'hôpital Saint-François d'Assise pour des cas d'intoxication au GHB.

Et ce n'est que la pointe de l'iceberg. Entre le 1er juin et le 5 octobre, le CHU de Québec fait état de 122 visites dans les urgences de ses hôpitaux pour des intoxications au GHB.

Ces données incluent uniquement les adultes et comprennent à la fois les intoxications volontaires ou non. Le GHB est aussi communément appelée la drogue du viol.

Une bouteille de GHB liquide et en poudre sur un comptoir de bois.

Des cas d'intoxication au GHB à Québec

Photo : getty image/istockphoto / pcess609

Témoignages

Dans un message adressé à Radio-Canada, une étudiante de l’Université Laval, qui souhaite conserver l’anonymat, affirme qu’elle a été témoin de trois intoxications involontaires. Elles auraient eu lieu dans un bar de la Grande-Allée vers la fin du mois d'août.

Selon un autre témoignage relaté par le Journal de Québec, une agression sexuelle aurait eu lieu le 31 juillet dans une voiture de taxi ou Uber, à la sortie d'un bar.

La présumée victime avait d'abord bu un pichet d'alcool offert par des inconnus dans un établissement licencié, avant de partir en taxi. Le chauffeur lui aurait offert de l'alcool avant de l'agresser et la jeune femme aurait repris connaissance le lendemain sur la banquette arrière d'un véhicule, toujours selon le Journal.

Mario Gagnon, directeur général de l'organisme Point de repères.

Mario Gagnon, directeur général de l'organisme Point de repères.

Photo : Radio-Canada

Drogue très présente

Le directeur général de l'organisme Point de repères, qui vient en aide aux toxicomanes, affirme que les surdoses de GHB sont de plus en plus fréquentes dans la capitale.

On parle d'une vague d'intoxications et de surdoses dans les quartiers centraux de Québec depuis plusieurs mois. Je ne suis pas surpris, sauf que Grande-Allée, ça semble être une intoxication par une tierce personne, ce qui est vraiment poche, soutient Mario Gagnon.

Il souligne également que le GHB est une drogue peu dispendieuse, facilement accessible et dont les concentrations sont imprévisibles.

Les prédateurs sexuels peuvent malheureusement y trouver d'autres avantages. Cette drogue-là est facile à dissimuler dans un verre, à faire ingurgiter à quelqu'un. Il y a aussi souvent le phénomène de blackout total. Pas de témoin, les personnes sont confuses, pars capables d'identifier, illustre Mario Gagnon.

Sandra Dion devant le poste de commandement

Sandra Dion, agente aux communications de la Division des communications en sécurité publique au Service de police de la Ville de Québec.

Photo : Radio-Canada / Nicole Germain

Invitation à la prudence

La police de Québec invite toute personne qui aurait subi une intoxication involontaire ou une agression sexuelle à porter plainte. Des informations confidentielles peuvent aussi être acheminées au 418-641-AGIR.

La porte-parole, Sandra Dion, incite également les clients des bars à la prudence. Lorsqu’on consomme de l'alcool, il est important de toujours avoir un oeil sur la boisson qu'on a entre les mains pour être certain que personne peut mettre quelque chose dedans. L'autre chose, ne jamais accepter de consommation de quelqu'un qu'on ne connaît pas, rappelle-t-elle.

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