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La Ville de Vancouver vote contre le programme de stationnement en urgence climatique

Une carte de Vancouver avec des zones colorées dans l'est du centre-ville, près de Broadway dans le quartier de False Creek et dans le quartier Kitsilano.

Cette carte de Vancouver montre les zones de stationnement résidentiel payant. (Archives)

Photo : Ville de Vancouver

Radio-Canada

Le conseil municipal de Vancouver a voté contre le programme de stationnement en urgence climatique, à 6 contre 5. Le maire Kennedy Stewart a voté contre ce programme qui devait rendre le stationnement dans les rues résidentielles payant la nuit et ajouter une taxe de pollution au prix des permis de stationnement.

Ce programme devait aider la Ville à atteindre les objectifs de son Plan d’action d’urgence climatique. Dans un communiqué, Kennedy Stewart a déclaré avoir décidé de voter contre cette proposition après avoir entendu les orateurs et examiné attentivement le rapport de notation.

« L'urgence climatique affecte de manière disproportionnée les familles à revenu moyen et faible. [...] Je crois en une action climatique forte et urgente, mais je crois aussi que ces actions doivent être justes. »

— Une citation de  Kennedy Stewart, maire, Vancouver

Pour le maire, le programme de stationnement en urgence climatique n’a pas passé le test et n’était pas juste. Cela aurait demandé à ceux qui louent des appartements au sous-sol ou qui travaillent dans des emplois dépendants d'un véhicule de payer plus tout en demandant aux propriétaires disposant d'un parking privé de ne rien payer.

Le maire a demandé à son équipe de trouver une meilleure voie à suivre.

Question des habitants

Mercredi, les habitants ont pu s'exprimer devant le conseil municipal pour donner leur avis sur le Programme de stationnement en urgence climatique.

Louer un espace pour votre voiture sur un terrain appartenant à la Ville n'est rien comparé à ce qui est estimé à des milliards de dollars de coûts que nous devrons payer pour l'inaction climatique, a déclaré Melissa Lamb, une Vancouvéroise.

Un autre habitant, Peter McCartney, pensait entrevoir quant à lui un avenir plus vert et sans voitures grâce au programme. Il estimait que cela inciterait la population à délaisser les voitures au profit des transports en commun.

Mais pour certains citoyens, l’impact au portefeuille des plus modestes était à prendre en compte. Cela donne un laissez-passer gratuit à quelqu'un qui conduit un camion et qui a un stationnement hors rue, a remarqué David Fine.

« Ce n'est pas une bonne politique et ce n'est pas équitable. »

— Une citation de  David Fine

Trois études commanditées

Dans une première enquête, menée oralement par la Ville auprès de presque 19 000 personnes, 78 % des personnes interrogées se disaient contre la taxe de pollution et 80 % contre le permis de stationnement de nuit.

Dans les résultats d’une autre enquête, une étude de marché menée par l'institut Sentis auprès d’un échantillon démographiquement représentatif de 521 personnes, ces proportions chutent respectivement à 36 et 50 %.

Enfin, le niveau de soutien du public s’inversait dans une troisième enquête de suivi, toujours réalisée par Santis, avec 63 % de réponse en faveur de la taxe de pollution et 45 % pour le permis de stationnement nocturne.

D’après les informations de Nantou Soumahoro et François Macone

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