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Le maintien à l’emploi des 60 ans et plus prend du retard au Québec, selon une étude

Une personne donne son curriculum vitae en main propre.

Les temps ont changé en ce qui concerne l'embauche.

Photo : getty images/istockphoto / Drazen Zigic

Radio-Canada

Un rapport de recherche du Centre sur la productivité et la prospérité de HEC Montréal conclut que le Québec accuse un retard dans le recrutement des travailleurs de plus de 60 ans. Ce retard pourrait répondre à la moitié des emplois vacants dans la province.

Plusieurs entreprises présentes au Salon de l’emploi et de la formation de Shawinigan misent sur le recrutement de ces employés qu’elles qualifient de fiables et fidèles.

On a de plus en plus de travailleurs même fin soixantaine, début soixante-dix qui désirent rester actifs sur le marché du travail, surtout en période de pénurie de main-d’œuvre. C’est une belle opportunité pour eux. […] C’est vraiment des gens sur qui on peut compter, des gens qui ont plein de potentiel, plein de compétences. Qui sont ouverts à apprendre aussi, explique Caroline Gervais, conseillère en emploi au Centre de recherche d’emploi de la Mauricie.

Ceux-ci sont surtout à la recherche d’un employeur à l’écoute de leurs besoins.

À la retraite depuis 15 ans, Guy Boudreault ne souhaite pas avoir de responsabilités d’importance dans son prochain emploi.

« Ma peur, c’est de ne pas être capable de combler les attentes qu’ils ont. »

— Une citation de  Guy Boudreault, chercheur d'emploi

D’autres chercheurs d’emploi rencontrés à Shawinigan espèrent toujours travailler dépassé l’âge de 60 ans.

Si la santé le permet, indique Priscilla Flynn. Ce qui pourrait me garder au travail, c’est la dynamique de travail, l’entourage, le sentiment d’appartenance aussi, puis l’ambiance de travail.

Deux hommes discutant près de kiosques d'employeurs.

Le Salon de l'emploi et de la formation de Shawinigan s'est tenu dans les espaces du Digihub.

Photo : Radio-Canada / Josée Ducharme

Pour sa part, Diane Lusignan espère trouver un métier qui lui plait assez pour demeurer à l’emploi dans la soixantaine. J’ai été longtemps dans le secrétariat. Peut-être que ça peut rester encore dans le secrétariat, mais dans un environnement plus humain. C’est ce que je recherche le plus.

Adapter les emplois

Les employeurs ont amorcé des changements dans leurs entreprises notamment pour accommoder les horaires, mais aussi les besoins physiques de leurs employés. Des chaînes de montage assises notamment sont aménagées.

Sophie Monfette, directrice des ressources humaines chez HDI, confirme que l’entreprise adapte les postes et les horaires en fonction de la capacité des employés. Évidemment que pour n’importe quel poste, ça prend quelqu’un qui est apte à travailler debout, qui a une bonne acuité visuelle ainsi qu’une dextérité fine. Donc les gens, s’ils ont ces compétences-là, qu’ils aient 40 ans ou 60 ans, ils sont les bienvenus chez HDI.

Certains souhaitent même en faire le cœur de leur main-d’œuvre, comme AddÉnergie. C’est une clientèle très importante qu’on veut développer, parce que ce qu’on se rend compte, c’est qu’ils ont beaucoup de plaisir à sortir de la maison, s’en venir chez nous et voir d’autres gens et pouvoir parler d’autres choses que les Feux de l’amour, souligne André Nadeau, directeur de la production.

Le bassin de ces travailleurs potentiels est d’autant plus important en Mauricie, où la moyenne d’âge est l’une des plus élevées de la province.

D'après le reportage de Pascale Langlois

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