•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Où en est la vaccination dans les conseils scolaires franco-ontariens?

Des élèves masqués entrent dans une école.

« On est très loin de l’immunité de groupe », selon Alain Simard, professeur associé à l'École de médecine du Nord de l’Ontario. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Francis Ferland

Environ 80 % du personnel des conseils scolaires ont attesté avoir reçu deux doses d'un vaccin contre la COVID-19. C'est ce que révèlent des données rendues publiques à la demande du gouvernement de l'Ontario.

Ils sont de plus en plus nombreux à attester avoir reçu le vaccin contre la COVID-19, mais certains le refusent encore.

80 %, c’est à peu près dans la moyenne des gens qui sont éligibles dans la province, remarque Alain Simard, professeur associé à l'École de médecine du Nord de l’Ontario et spécialiste en immunologie.

Depuis la fin du mois de septembre, les employés des conseils scolaires de l'Ontario doivent être doublement vaccinés ou se soumettre à deux tests antigéniques par semaine afin d'avoir accès aux infrastructures.

Certains conseils scolaires publient également des données sur la vaccination des personnes qui se rendent fréquemment dans les écoles ou les bâtiments administratifs et qui sont en contact direct avec les élèves ou les employés, tels que les chauffeurs de bus.

Dans les données disponibles, le taux de vaccination de cette catégorie est sensiblement le même, autour de 80 %.

Il est à noter que certains chiffres présentés ne sont pas à jour, et sont susceptibles d’avoir évolué depuis.

Des différences notables selon les conseils scolaires

Parmi les conseils scolaires francophones ayant les plus hauts taux de vaccination, on retrouve le Conseil scolaire catholique Franco-Nord, dont 90,3 % du personnel a attesté avoir reçu les deux doses du vaccin contre la COVID-19.

Les conseils scolaires publics du Nord-Est et du Grand Nord de l'Ontario ont les pourcentages de vaccination les plus bas avec un peu moins de 74 % du personnel ayant attesté être vacciné.

Si la vaccination progresse, il faut aussi prendre en compte le fait que les écoles sont un écosystème à part, selon le Dr Simard.

Une écolière met un écouvillon dans sa narine.

Certains élèves asymptomatiques peuvent désormais effectuer des tests de dépistage préventifs chez eux en Ontario. Ici, une écolière effectue un écouvillonnage en salle de classe dans une école de Boston, dans le Massachusetts.

Photo : Reuters / Allison Dinner

Tant que les élèves de moins de 12 ans ne pourront être vaccinés, le virus risque encore de se propager dans les écoles, selon lui.

En prenant en compte les enseignants et les élèves, on n’est pas proches du tout du 80 % de vaccination. Dans ce contexte-là, on est très loin de l’immunité de groupe [...] donc on doit tout faire pour protéger [les enfants].

Depuis le 17 septembre, le nombre de nouveaux cas déclarés dans les écoles ontariennes dépasse la barre des 100 chaque jour, élèves et personnel confondus.

Pour ce faire, certains conseils scolaires, comme celui des écoles publiques de l'Est de l'Ontario, outrepassent les directives gouvernementales et rendent obligatoire la vaccination au sein de leur personnel.

Une pratique dont se méfie l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO).

Il y a des conseils qui vont au-delà des recommandations de la province et ça c'est inquiétant dans le comment c'est géré. Parce qu'il y a le code des droits de la personne qui doit être respecté, plaide la présidente de l'organisme, Anne Vinet-Roy.

Pour elle, le risque est de voir des enseignants quitter le métier, alors que les écoles souffrent d'une pénurie d'enseignants depuis des années.

La vaccination est un facteur important pour contrer le virus, reconnaît-elle, mais il faudrait qu’il y ait des mesures d’adaptation d’une certaine façon parce que présentement on ne peut pas se permettre de perdre du personnel enseignant.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !