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Don Iveson se confie sur ses 14 années de conseiller municipal et de maire d’Edmonton

Don Iveson en entrevue.

En novembre 2020, le maire d’Edmonton, Don Iveson, a annoncé qu’il ne se présenterait pas aux élections municipales du 18 octobre.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Quatorze ans après son arrivée au conseil municipal, le maire sortant d’Edmonton, Don Iveson, est fier de la manière dont la capitale albertaine s’est transformée au fil des années.

Don Iveson a été élu conseiller municipal pour la première fois en 2007, à 28 ans. Il est devenu maire de la ville en 2013 à 34 ans.

Lors d’une entrevue de fin de mandat accordée à CBC mardi, le politicien s’est dit fier du plan de développement de la Ville, qui propose la densification du centre-ville et l’expansion du réseau de transports en commun, et ce, même s’il a fait l’objet de critiques, notamment en ce qui concerne le train léger et les projets de lotissements résidentiels sur des lots non utilisés ou sous-utilisés du centre-ville.

Il y a des gens qui vivent dans ces maisons construites sur des lots étroits et dans ces maisons de jardin, ce qui permet de garder les écoles ouvertes et de maintenir le bénévolat au sein de la ligue communautaire. Cela fait partie du renouvellement des quartiers, explique-t-il.

Ce plan de développement, adopté par le conseil municipal en décembre, a entre autres pour objectif d’éviter l’étalement urbain. Il comprend le développement de meilleurs corridors de transports autour des quartiers déjà existants, comme des pistes cyclables au centre-ville et dans le quartier du Vieux-Strathcona.

Un cycliste circule sur une piste cyclable.

Des pistes cyclables ont été aménagées au centre-ville d'Edmonton.

Photo : Radio-Canada

Don Iveson affirme que les Edmontoniens sont plus nombreux à utiliser les pistes cyclables depuis le début de la pandémie pour aller au travail et faire leurs courses.

« Je me sens beaucoup plus en sécurité d’utiliser ces infrastructures avec mes enfants depuis qu’elles ont été améliorées. »

— Une citation de  Don Iveson, maire d'Edmonton

Bien que les pistes multifonctionnelles gagnent elles aussi en popularité, il admet que certains considèrent qu’elles réduisent l’espace disponible pour les automobiles.

Il s’agit encore d’une pomme de discorde pour certaines personnes et il est très facile d’alimenter le conflit autour de cette question. Il existe un certain engouement pour les routes qui prendra un certain temps à s'atténuer, dit-il.

Différends avec la province

Don Iveson ne cache pas le fait que les relations avec le gouvernement de Jason Kenney n’ont pas été de tout repos.

Travailler avec le gouvernement provincial a été difficile, mais je pense que beaucoup d’Albertains comprennent maintenant pourquoi, étant donné ce à travers quoi nous sommes passés dans les derniers temps.

Le maire fait référence à la réticence du gouvernement de Jason Kenney à imposer des restrictions sanitaires durant la pandémie, alors que les cas de COVID-19 augmentaient dans la province.

Les tensions entre Don Iveson et la province ont véritablement commencé après l’annonce du budget provincial de 2019, lorsque le Parti conservateur uni (PCU) a annulé la charte des villes.

L’entente, qui prévoyait un financement provincial plus stable pour Edmonton et Calgary, était le fruit de plusieurs années de négociations.

Don Iveson espère que le prochain conseil municipal et maire d’Edmonton travailleront de concert avec les maires des villes voisines afin de déterminer la voie à suivre avec la province.

Selon lui, la construction d'alliances avec les communautés voisines concernant le transport en commun régional, l’intégration de la gestion des déchets et les projets économiques sera cruciale pour se remettre de la pandémie et relancer la croissance économique future.

Pause de la politique

Le maire affirme dit, à plusieurs reprises, on l'a interrogé sur son avenir au Parti libéral fédéral.

On m’a demandé de considérer la possibilité [de me présenter comme candidat] et j’y ai pensé. Ce n’est pas quelque chose que je pense faire, surtout à ce stade de ma vie, avec de jeunes enfants.

Il y a pensé, dans le but de continuer à améliorer la collaboration entre les villes et Ottawa.

En fin de compte, je suis très heureux d’avoir été ici pendant la quatrième vague et de ne pas avoir été distrait, affirme-t-il, même s’il n’écarte pas totalement de s’impliquer en politique fédérale un jour.

D'autre part, il ajoute ne pas avoir d’ambitions politiques au niveau provincial pour le moment.

Le temps est venu, dit-il, de prendre une pause de la politique et de se concentrer sur sa famille et son rôle de père et de chef scout durant les prochains mois, avant de recommencer à travailler.

Avec les informations de Natasha Riebe

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