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Vaccination obligatoire dans la santé au Québec : un report de la date butoir réclamé

Une infirmière reçoit une injection.

La vaccination obligatoire des travailleurs de la santé fait débat dans plusieurs provinces au pays.

Photo : La Presse canadienne / Michael Bell

La Presse canadienne

Les syndicats du domaine de la santé et le Parti québécois demandent de reporter la date butoir du 15 octobre pour imposer la vaccination aux travailleurs de la santé, afin d'éviter des bris de services.

Lors d'une conférence de presse conjointe à Québec mercredi, la FIQ, l'APTS, le SQEES, le SCFP et la CSQ se sont présentés aux côtés du chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, et du porte-parole sur les dossiers de santé, Joël Arseneau, pour marteler le message du nécessaire report de la date butoir.

Ils demandent aussi qu'entre-temps le gouvernement convienne d'un plan afin d'éviter les bris de services, et ce, en concertation avec les syndicats du réseau de la santé.

M. St-Pierre Plamondon a souligné que 7000 travailleurs au minimum s'apprêtent à être suspendus sans solde, le 15 octobre, parce qu'ils n'ont pas été vaccinés et qu'ils travaillent dans le réseau. Il craint donc que des services ne puissent plus être dispensés.

En ce moment, les syndicats travaillent très fort pour faire augmenter les taux [de vaccination] et ça progresse toujours, a fait valoir le chef péquiste.

Le problème qu'on a, c'est que dans les faits, le 15 octobre, on est devant un bris de services généralisé. Et ça, c'est encore bien pire que d'imiter les autres provinces canadiennes et d'instaurer des mesures de sécurité ou une réorganisation du travail qui va permettre de mettre tout le monde à contribution et de continuer la sensibilisation plutôt que d'être dans les sanctions. Nous, c'est là-dessus qu'on en a; c'est les sanctions qui braquent les gens et vont placer le système de santé dans un état lamentable, a expliqué M. St-Pierre Plamondon.

Les syndicats « très inquiets »

On est très, très, très inquiets. Le 15 octobre, ça s'en vient vite. Déjà, on est en pénurie de personnel. Déjà, il y a des agences. Dans des secteurs, c'est près de 50 % qui rentrent. Et là, on va tomber encore en bris [de services]. Qu'est-ce qui va arriver? On est inquiets pour notre personnel qui est à bout de souffle. On est inquiets pour les services qui seront rendus aux résidents et aux résidentes, a tonné Sylvie Nelson, présidente du SQEES.

Le Syndicat québécois des employés de service, affilié à la FTQ, représente environ 10 000 travailleurs, notamment des préposés aux bénéficiaires, particulièrement dans les résidences privées pour aînés et les CHSLD.

Selon Robert Comeau, président par intérim de l'APTS [Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux], de 600 à 800 travailleurs à la Direction de la protection de la jeunesse seraient visés.

Ce sont 600, 800 personnes qui ne donneront pas les services, pas de suivi aux signalements. Elle est là, l'inquiétude, commente-t-il.

Il faut donner la chance au temps, en reportant cette date butoir du 15 octobre. Il fait valoir que des travailleurs se font présentement vacciner.

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