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Les jeunes qui choisissent la région souhaitent d’abord s’accomplir au travail

Des jeunes découvrent les paysages du Bas-Saint-Laurent.

Une étude s'est penchée sur les raisons qui poussent les jeunes à choisir de s'installer au Bas-Saint-Laurent. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Francois Gagnon

Les résultats d'une étude menée pour Place aux jeunes révèlent que les jeunes qui choisissent de s'établir au Bas-Saint-Laurent souhaitent d'abord s'accomplir au travail. Par contre, la rareté de logements et de places en garderie peut en rebuter plusieurs.

Dévoilée mercredi, cette étude sur Les facteurs d’attraction de la main-d’œuvre des étudiants universitaires de Montréal et de Québec envers le Bas-Saint-Laurent a été menée par les chercheurs Frédéric Laurin de l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) et Marco Alberio de l'Université du Québec à Rimouski (UQAR).

En entrevue à l'émission Info-Réveil mercredi matin, Marco Alberio a expliqué que l'étude visait à mieux savoir quelles sont les connaissances des jeunes de grandes villes du Québec à propos du Bas-Saint-Laurent et quels sont les facteurs qui les motivent particulièrement à choisir de s'installer en région.

La recherche s'est déployée en deux temps.

D'abord, près de 750 jeunes de Montréal et de Québec ont rempli un questionnaire.

Des entrevues et des groupes de discussion ont ensuite été organisés pour mieux connaître leurs motivations à s'installer à l'extérieur des grands centres, particulièrement au Bas-Saint-Laurent.

L'analyse des résultats révèle que les jeunes veulent avant tout s'accomplir au travail.

« Pour les jeunes, le sens que leur travail a et le fait de relever des défis, ce sont les premières choses qu'ils mettent de l'avant. C'est la première chose qui ressort, à 93 %, le fait que leur travail ait un sens. »

— Une citation de  Marco Alberio, chercheur à l'Université du Québec à Rimouski

M. Alberio ajoute que la conciliation travail/vie personnelle s'est aussi révélée très importante pour les répondants à l'étude.

Le chercheur ajoute que le loyer et le coût de la vie sont parfois moins élevés à l'extérieur des grands centres. Par contre, la rareté de logements libres et le peu de places en garderie disponibles au Bas-Saint-Laurent figurent parmi les critères qui rebutent le plus des jeunes.

C'est un élément qui joue beaucoup sur le choix des familles, précise-t-il.

Le soleil se couche sur la promenade située au bord du fleuve à Sainte-Luce.

Le calme, les paysages, et l'accès aux activités de plein air peuvent aussi motiver les jeunes dans leur choix de s'installer en région. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Simon Turcotte

Ensuite, toujours selon le chercheur de l'UQAR, les considérations territoriales sont tenues en ligne de compte dans le choix d'une région pour s'établir. Le calme, les paysages et l'accessibilité des activités de plein air, par exemple, vont ainsi être considérés.

La rémunération, elle, ne se retrouve qu'en 5e position des principaux critères considérés par les jeunes lorsqu'ils se questionnent sur leur intérêt à s'établir en région.

Marco Alberio affirme ne pas avoir été surpris de voir que la rémunération ne figure pas plus haut dans la liste de priorités des personnes sondées. Les valeurs liées à l'accomplissement sont vraiment les plus importantes, réitère-t-il.

Il souligne qu'au Québec, les salaires demeurent comparables, peu importe la région d'appartenance, à peu d'exceptions près.

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