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Train léger d’Ottawa : la Ville durcit le ton contre le GTR

Un train arrive près d'un pont.

La Ville d'Ottawa a adressé un second avis de défaut au Groupe de transport Rideau (GTR), après un premier avis émis en mars 2020 (Archives).

Photo : Radio-Canada / Francis Ferland

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2021 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Face à la fermeture indéfinie de la ligne de la Confédération, la Ville d’Ottawa durcit le ton à l’encontre du Groupe de transport Rideau (GTR), groupe mandaté pour la construction et l’entretien du train léger qui a connu deux déraillements, les 8 août et 19 septembre derniers.

La Ville d'Ottawa a adressé un avis de défaut au GTR — le consortium composé d’ACS Infrastructure Canada, EllisDon et SNC-Lavalin — le 24 septembre, indique une note de service de la Ville datée du mardi 5 octobre.

La note a été émise le jour même après un huis clos de trois heures du Comité des finances et du développement économique de la Ville, ayant réuni, entre autres, des membres de la haute direction, de la direction générale des transports et de la Commission du transport en commun.

Les déraillements ont causé un grave préjudice à la réputation de la Ville et au système, écrit le directeur du programme de construction ferroviaire à la Ville d'Ottawa, Michael Morgan, dans une lettre au président-directeur général du GTR, Nicolas Truchon, le notifiant de l’avis de défaut.

[Le] GTR ne semble pas mesurer la gravité de la situation actuelle étant donné son refus et/ou son incapacité à mettre en œuvre des actions rapides et appropriées avec des niveaux adéquats de ressources.

Un train immobilisé après un déraillement à Ottawa.

Le 19 septembre 2021, un train d'OC Transpo a été contraint à l'arrêt entre les stations Tremblay et Hurdman (Archives).

Photo : Radio-Canada / Nicholas Cléroux

L’avis de défaut est le mécanisme officiel de la Ville pour faire valoir que le GTR n’a pas respecté le contrat entre les deux parties. La Ville avait déjà émis un avis de défaut en mars 2020. Dans les deux cas, le GTR ne reconnaît pas être en situation de défaut.

Cette fois-ci, la Ville n’exclut pas de prendre des mesures supplémentaires. La Ville envisage également toutes ses options sur le plan juridique en vertu de l’accord de projet, souligne la note de service. En réponse à l’incapacité du GTR de fournir un service fiable aux résidents d’Ottawa, l’avis de défaut pourrait permettre à la Ville d’avoir recours à des mesures encore plus strictes à l’endroit du GTR, conformément à l'accord de projet, si nécessaire, poursuit la note signée par Michael Morgan.

Déclarer un défaut et le faire valider par un tribunal sont des étapes nécessaires qui pourraient notamment permettre à la Ville de rompre sa relation de 30 ans avec le GTR.

Le directeur de la construction ferroviaire d'Ottawa, Michael Morgan.

Le directeur du programme de construction ferroviaire à la Ville d'Ottawa, Michael Morgan (à droite) prend la parole à l'Hôtel de ville (archives).

Photo :  CBC

Dans l’avis de défaut de septembre, la Ville a demandé au GTR de fournir un plan et un calendrier raisonnables pour corriger ses manquements d’ici le 1er octobre 2021, précise la note de service de la Ville.

Cette dernière ne dévoile toutefois pas ce que le GTR a proposé en la matière.

Trois heures pour arriver après un déraillement

La lettre de M. Morgan au GTR fournit des détails cinglants sur les deux déraillements, du point de vue de la Ville. En vertu du contrat, le GTR n’est pas autorisé à parler aux médias et n’a formulé aucun commentaire.

La Ville souhaite exprimer, dans les termes les plus forts possible, son choc et sa déception, a écrit M. Morgan au sujet du déraillement du 19 septembre ayant impliqué 12 passagers, ce qui soulève clairement des préoccupations en matière de sécurité.

Selon la lettre, les représentants du GTR auront mis trois heures pour arriver sur les lieux du déraillement et rejoindre sur place les représentants de la Ville et ceux Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST).

Un train à l'arrêt sur un quai suite à un déraillement.

La Ville indique n'avoir toujours pas de réponse concernant le déraillement du 8 août dernier à la station Tunney’s Pasture (archives).

Photo : Radio-Canada / Alexander Behne

Concernant le déraillement du 8 août dernier à la station Tunney’s Pasture, la Ville n’a toujours pas d’analyse des causes profondes, n’a pas reçu de réponses adéquates à ses requêtes et le parc [de véhicules] n’avait pas rétabli un service entièrement fiable avant le déraillement de septembre.

La lettre critique par ailleurs le GTR pour ses sous-traitants, et inclut un avis de remplacement d’une personne clé (gestionnaire de l’entretien des véhicules) d’Alstom.

Pour la première fois, la Ville admet qu’il pourrait y avoir un problème avec la conception de la ligne de la Confédération.

Les déraillements ne sont pas seulement liés à la performance des services d’entretien, mais aussi à la performance du GTR en matière de conception et de travaux de construction, écrit M. Morgan. Compte tenu de l’ampleur de ces manquements, la confiance de la Ville à l’égard de la capacité du GTR de fournir les services d’entretien a été sérieusement érodée.

Avec les informations de Joanne Chianello, CBC

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