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Pleut-il plus en automne qu’en été?

Non. Les quantités de pluies estivales sont en général semblables à celles observées en automne.

Des feuilles, amenées par la pluie, commencent à s'amasser autour d'un drain

Il ne pleut pas vraiment plus en automne qu'en été (archives).

Photo : Radio-Canada

J’entends souvent dire que les pluies, dans le sud du Québec, sont plus abondantes en automne qu’en été. Et de fait, Christian Bégin de Bury en Estrie m’a posé récemment la question suivante : pourquoi pleut-il plus en automne qu’en été? Mais pleut-il vraiment plus en automne que durant la saison estivale?

Selon les données climatologiques, il ne pleut pas plus en automne qu’en été dans le sud du Québec. En jetant un coup d’œil à ces dernières, on réalise que les quantités de pluies estivales sont en général semblables à celles qu’on observe en automne.

Alors d’où vient cette croyance?

En fait, quand on analyse les précipitations, il faut étudier non seulement les quantités de précipitations observées, mais aussi les durées durant lesquelles tombent ces pluies.

Durant la saison chaude, la grande majorité des précipitations tombent par le biais d’averses et d’orages.

Ces averses et ces orages sont avant tout le reflet de l’instabilité atmosphérique (convection) qui est manifeste, surtout en été. De plus, l’air chaud peut contenir plus de vapeur que l’air froid, augmentant ainsi la possibilité de précipitations plus abondantes.

Les pluies observées en été sont donc plus intenses, de plus courte durée et aussi plus localisées.

Autrement dit, il pleut moins souvent, mais plus fort.

Un énorme nuage sombre dans le ciel au-dessus de maisons.

Un orage frappe la région de Goderich en Ontario, le 7 septembre.

Photo : Twitter/Pat Robertson

À titre d’exemple, pour un endroit donné, un orage violent peut parfois déverser presque la moitié du total mensuel en à peine une heure. De plus, il est plutôt rare d’observer des précipitations du matin au soir durant la saison estivale et encore plus rare de voir des pluies s’étaler sur plusieurs jours.

À l’automne, les choses changent, l’air est moins instable et les pluies accompagnent des dépressions atmosphériques mieux structurées et de plus grande envergure. Ces perturbations naissent dans les contrastes de températures qui s’intensifient entre le nord et le sud à l’approche de la saison froide.

Compte tenu de leur taille, ces basses pressions apportent des précipitations sur de vastes étendues en s’échelonnant sur de plus longues périodes.

Ainsi il n’est pas rare de subir plusieurs jours de mauvais temps consécutifs durant la saison automnale, et ce particulièrement lors de blocages atmosphériques.

Les pluies d’automne sont en général plus fréquentes, plus étendues, mais moins intenses qu’en été. Ainsi, on a l’impression qu’il pleut plus abondamment en automne qu’en été.

Comme mentionné plus haut, cette analyse est valable surtout pour les régions les plus au sud. Dans les régions plus au nord, la pluviométrie augmente significativement avec l’arrivée de l’automne. Ceci n’est pas étranger au fait que l’instabilité atmosphérique en été est en général moins intense dans les régions plus nordiques et les averses et les orages moins fréquents.

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