•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L’UBC se penche sur une cure pour la maladie d’Alzheimer

Un crâne en pastique à travers duquel on voit un cerveau et des vaisseaux sanguins.

Dans la mesure où les tumeurs cancéreuses dépendent entre autres de la croissance de nouveaux vaisseaux sanguins pour survivre et se développer, les chercheurs ont pensé qu'un médicament anticancéreux éprouvé pourrait stopper ce processus dans la maladie d'Alzheimer.

Photo : Unsplash / Jesse Orrico

Radio-Canada

Une étude de l'Université de la Colombie-Britannique indique qu’un médicament couramment utilisé pour traiter le cancer peut restaurer la mémoire et les fonctions cognitives chez des souris qui présentent des symptômes de la maladie d'Alzheimer.

Ce serait une percée médicale pour les 50 millions de personnes dans le monde touchées par la maladie d’Alzheimer. Une maladie qui se caractérise par un déclin cognitif, une perte de mémoire et des changements dysfonctionnels dans le cerveau.

Selon l’étude dirigée par le professeur Wilf Jefferies, les souris atteintes de la maladie d'Alzheimer qui ont suivi le traitement du médicament anticancéreux axitinib ont présenté une réduction des vaisseaux sanguins et d'autres marqueurs de la maladie d'Alzheimer dans leur cerveau. Elles ont également obtenu des résultats prometteurs dans des tests conçus pour mesurer l'apprentissage et la mémoire.

Nous sommes vraiment très enthousiastes, car ces résultats suggèrent que nous pouvons réorienter des médicaments anticancéreux approuvés vers le traitement de la maladie d'Alzheimer, fait valoir Wilf Jefferies.

Pourquoi un traitement anticancéreux?

Dans la mesure où les tumeurs cancéreuses dépendent entre autres de la croissance de nouveaux vaisseaux sanguins pour survivre et se développer, les chercheurs ont pensé qu'un médicament anticancéreux éprouvé, car il empêche la croissance des vaisseaux sanguins qui nourrissent les tumeurs, pourrait stopper ce processus dans la maladie d'Alzheimer.

L'axitinib, le médicament anticancéreux que nous avons utilisé bloque un récepteur dans le cerveau appelé récepteur de la tyrosine kinase, qui est en partie responsable de la formation des vaisseaux sanguins, explique le Dr Chaahat Singh, premier auteur de l'article et chercheur postdoctoral travaillant avec le professeur Jefferies.

Il ajoute que le médicament empêche les vaisseaux sanguins anormaux de se développer, ce qui prévient de nombreux effets qui s'en suivent [chez les patients souffrant d'Alzheimer.

Un pas vers l’optimisme

Le traitement n'a pour l’instant été appliqué qu'à des souris. Des essais cliniques seront nécessaires pour évaluer son efficacité chez les humains atteints de la maladie d'Alzheimer.

Cependant, les chercheurs sont optimistes : d'une part parce qu'un médicament déjà approuvé peut accélérer son utilisation pour traiter l'Alzheimer et d'autre part, parce que si le traitement donne de bons résultats chez les humains, cela pourrait raccourcir le développement clinique de la maladie de plusieurs années.

L'approche thérapeutique que nous avons découverte a la possibilité de réviser le traitement clinique des patients atteints de la maladie d'Alzheimer, ce qui, à mon avis, est absolument nécessaire à ce stade pour que le domaine progresse.

Les Instituts de recherche en santé du Canada, la Fondation W. Garfield Weston et le Centre de recherche sur le sang de UBC ont financé le professeur Jefferies pour cette recherche.

Leurs résultats ont été publiés dans EBioMedicine, une revue médicale en accès libre publiée par The Lancet.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !