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Course à la mairie de Québec : un premier débat sans gagnant

Cinq personnes souriantes.

Les cinq candidats à la mairie de Québec lors du débat organisé par la Chambre de commerce.

Photo : Radio-Canada / Hugo Pothier

Cinq candidats à la mairie de Québec ont croisé le fer pour la première fois depuis le début de la campagne électorale. C'était aussi le premier débat en l'absence de Régis Labeaume depuis 2007.

C'est un exercice incontournable d'une campagne électorale. Le débat de mardi soir était organisé par la Chambre de commerce et d'industrie de la Ville de Québec.

Tous les candidats, sauf un, en étaient à leurs premières armes. Ce n'était pas le débat d'adversaires qui trainent de vieilles rancoeurs, mais celui de candidats qui veulent incarner le renouveau.

La Chambre de commerce avait préparé un exercice autour de trois enjeux : le développement économique après la pandémie, la mobilité et les finances publiques.

Les échanges se sont faits devant un auditoire intéressé. Les gens d'affaires cherchent une nouvelle voix après des années de tensions avec l'administration Labeaume au sujet des taxes, notamment.

Une femme souriante.

Marie-Josée Savard, cheffe d'Équipe Marie-Josée Savard

Photo : Radio-Canada / Hugo Pothier

Développement économique

Les adversaires de la dauphine du maire l'avaient bien compris. Marie-Josée Savard a dû rapidement défendre les choix de l'administration Labeaume des 14 dernières années.

Tous les partis affirment être en meilleure posture pour mettre en oeuvre la relance économique et combattre la pénurie de main-d'oeuvre. Vous avez fait vos choix, a lancé le chef de Québec 21, nous allons faire les nôtres.

Taxes à l'inflation, gel de taxes ou encore baisses de taxes, tous estiment avoir la solution pour aider les commerçants qui se remettent durement des effets de la pandémie.

Je suis également entrepreneure depuis 23 ans, a rappelé la candidate Savard. Je peux vous dire que je suis très sensible à ce que nos commerçants vivent actuellement, a-t-elle ajouté pour se défendre. Elle a elle-même dû fermer un commerce définitivement.

Un homme souriant

Jean-François Gosselin, chef de Québec 21

Photo : Radio-Canada / Hugo Pothier

Mobilité

Sur la question du projet de métro léger, Québec 21 a tenté de faire valoir que son projet avait tous les avantages que le tramway n'offre pas. Jean-François Gosselin plaide que le métro va éviter la coupe d'arbres, les expropriations en plus d'assurer une fiabilité du service.

Il répète que s'il accède à la mairie de Québec, il forcera le gouvernement du Québec à revoir son projet. Jean Rousseau a tenté de le rappeler à l'ordre en affirmant que la CAQ n'a pas l'intention d'ouvrir cette porte. Le chef de Québec 21 a sauté sur l'occasion pour demander au chef de Démocratie Québec quelle était sa définition de la démocratie.

Pour le reste, les adversaires de Marie-Josée Savard ont fait valoir que s'ils sont portés au pouvoir, le projet de tramway va subir de nombreuses modifications pour le rendre plus acceptable. Ils veulent tous plus d'arbres le long du parcours. Jean Rousseau veut un tracé jusqu'à l'édifice du ministère du Revenu, rue Marly.

Jean Rousseau, chef de Démocratie Québec

Jean Rousseau, chef de Démocratie Québec

Photo : Radio-Canada / Hugo Pothier

Fiscalité

Sans surprise, les opposants de Bruno Marchand ont tenté de souligner son inexpérience et son manque de connaissance de l'appareil municipal.

Le chef de Québec Forte et Fière a précisé qu'il ne croit pas qu'il aura suffisamment de temps une fois élu pour donner sa couleur au premier budget de son administration prévu en décembre.

Jean-François Gosselin a sourcillé. Vous n'êtes pas prêt à travailler ? Nous, nous allons revoir le budget de fond en comble dès l'an un. Ça fait quatre ans qu'on épluche les budgets et nous serons prêts.

Bruno Marchand a également dû défendre sa proposition d'imposer une redevance sur les nouvelles constructions le long du tramway pour financer les 300 millions de dollars que la Ville de Québec investit dans le projet. Je préfère dire voici où on va trouver l'argent et ça ne sera pas dans vos poches.

La réplique est venue du chef de Démocratie Québec. Ceux qui ont géré des entreprises savent que l'on peut investir et l'amortir sur plusieurs années. Sérieusement M. Marchand, a dit Jean Rousseau.

Un homme souriant

Bruno Marchand, chef de Québec Forte et Fière

Photo : Radio-Canada / Hugo Pothier

Bande à part

La candidate à la mairie pour Transition Québec a étonné par ses propositions pour relancer l'économie de la Ville.

Plusieurs des mesures impliquent d'ajouter une taxe pour répondre à la crise climatique. Jackie Smith propose une taxe sur l'essence de 3 cennes le litre et un péage pour les automobilistes qui habitent à l'extérieur de Québec, mais qui viennent profiter de ses infrastructures.

Jackie Smith reste ferme : notre régime fiscal favorise l'étalement urbain. Elle croit qu'une économie verte et innovante va aussi contribuer à attirer à Québec de la main-d'oeuvre.

Elle pense qu'après la crise sanitaire, les citoyens sont prêts à s'attaquer à la prochaine grande lutte. Nous sommes les seuls à avoir le courage d'agir contre les changements climatiques.

Une femme souriante.

Jackie Smith, cheffe de Transition Québec

Photo : Radio-Canada / Hugo Pothier

Gagnant ?

Difficile de déterminer un gagnant. C'était un premier exercice. Les candidats qui s'affrontaient semblaient s'étudier au lieu de passer à l'offensive.

Ils ont eu quelques répliques plus directes et quelques soupirs, mais les candidats ont limité les attaques personnelles pour se concentrer sur les enjeux qui les distinguent au profit des électeurs. Le ton est resté poli.

La formule du débat retenue par la Chambre de commerce limitait les tirs groupés. Il s'agissait de face-à-face de cinq minutes entre deux candidats à la fois.

Il y aura d'autres débats dans cette campagne. La joute va probablement se préciser en cours de route.

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