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Pas d’annonce du grand patron de Rio Tinto lors d’une visite de l’Usine Vaudreuil

Jakob Stausholm et François-Philippe Champagne ont rencontré les médias après leur visite.

Le ministre de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie, François-Philippe Champagne (à droite) a visité l'Usine Vaudreuil de Rio Tinto avec le chef de la direction de Rio Tinto, Jakob Stausholm (au centre), et le chef de la direction de Rio Tinto Aluminium, Ivan Vella (à gauche).

Photo : Radio-Canada / Flavie Villeneuve

Alors que des voix s'élèvent depuis quelques semaines pour que Rio Tinto annonce des investissements dans les installations de la région en raison du prix élevé de l'aluminium, le chef de la direction de la multinationale, Jakob Stausholm, n'avait rien à annoncer lors de sa visite de l'Usine Vaudreuil, mardi en fin de journée.

Le grand patron était accompagné du chef de la direction de Rio Tinto Aluminium, Ivan Vella, et du ministre fédéral de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie, François-Philippe Champagne, pour la visite des installations de Jonquière. Ils ont tenu un point de presse ensuite pour répondre aux questions des journalistes.

Cette visite survient quelques jours après les demandes insistantes des syndicats ainsi que du député de Jonquière Sylvain Gaudreault pour profiter de la bonne conjoncture économique en matière d’aluminium pour investir.

À cette question M. Stausholm a répondu que Rio Tinto voulait avoir une vision sur du long terme.

Ce n'est pas vraiment une question du prix élevé de l'aluminium, il s'agit plus d'une question de vision à long terme. Nous étudions plusieurs choses, nous savons que les gens veulent des investissements, mais nous devons nous assurer que ce sont les bons investissements pour que ce que nous avons ici devienne plus compétitif dans l’avenir, a répondu le plus haut dirigeant de la multinationale.

M. Champagne de son côté a voulu témoigner de l’expertise du Québec en matière d’aluminium.

Saisissons l’opportunité parce qu’on a l’avantage ici d’avoir un site très connu chez Rio Tinto, d’avoir des travailleurs et des travailleuses qui ont fait leur marque à travers le monde. Mon message au PDG, c’est soyez ambitieux avec ce qu’on a aujourd’hui comme infrastructure, a-t-il mentionné.

Elysis, une usine dans la région?

Jakob Stausholm a aussi abordé la question d'Elysis, une coentreprise entre Rio Tinto et Alcoa qui développe un procédé permettant de fabriquer de l'aluminium sans émettre de gaz à effet de serre. Elle représente un investissement total de 644 millions de dollars, dont une bonne part provient de Québec et Ottawa. La direction de Rio Tinto considère Saguenay comme un bon candidat pour accueillir l’usine de fabrication d'anodes, mais que pour le moment il est trop tôt pour assurer que celle-ci se situera au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

C’est trop tôt pour être définitif, on aimerait que le matériel nécessaire à la production pour Elysis provienne de la région, c’est ici qu’on effectue la recherche et le développement et c’est ici que l’expertise avancée se retrouve. On travaille aussi avec nos partenaires, mais c’est ce à quoi on aspire, mais il est trop tôt pour le dire, a alors indiqué le chef de la direction de Rio Tinto Aluminium, Ivan Vella.

Le Centre de recherche d'Elysis est situé au Complexe Jonquière et les prototypes de cuves se trouvent à l’unité de démonstration industrielle de l’usine Rio Tinto d’Alma.

En ce qui concerne les cuves précuites qui seront fermées en 2025, Rio Tinto a indiqué qu’il n’y a aucune solution pour le moment, mais qu’une équipe travaille sur le dossier.

Le syndicat optimiste, mais prudent

Le président du Syndicat national des employés de l’aluminium d’Arvida (SNEAA), Donat Pearson, affirme qu'il voit d’un bon œil cette visite du grand patron de Rio Tinto, même si son passage n’était accompagné d’aucune annonce d’investissements.

M. Pearson n’a pas pu obtenir de rencontre en privé avec Jakob Stausholm, mais il s’est entretenu au téléphone avec celui qui l’accompagnait, le ministre de l’Industrie François-Philippe Champagne, en soirée. Il dit demeurer optimiste, mais prudent, quant à la possibilité d’investissements dans la région.

Ce que je comprends, c'est qu'ils évaluent plusieurs scénarios, mais ils ne sont pas prêts. Qu'est-ce qui fait qu'ils ne sont pas prêts? C'est là-dessus que j'aimerais avoir des réponses, a-t-il indiqué en entrevue à l'émission C'est jamais pareil.

Tel que l'a fait le syndicat des Métallos d'Alma récemment, Donat Pearson presse la compagnie d'agir et répète que le moment est venu pour des investissements.

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