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En pleine 4e vague, les candidats à la mairie d’Edmonton tentent de se faire entendre

Onze candidats veulent succéder à Don Iveson qui ne se représente pas.

Cheryll Watson, Michael Oshry, Mike Nickel, Kim Krushell et Amarjeet Sohi.

De gauche à droite et de haut en bas : Cheryll Watson, Michael Oshry, Mike Nickel, Kim Krushell et Amarjeet Sohi.

Photo : Radio-Canada

À moins de deux semaines des élections municipales, et alors que le vote par anticipation bat déjà son plein, les candidats à la mairie d’Edmonton tentent toujours de séduire les électeurs. La plupart admettent cependant que des élections sénatoriales et deux référendums qui font aussi partie du scrutin, ainsi que la quatrième vague de la pandémie de COVID-19, rendent la tâche plus difficile. Voici un tour d’horizon des promesses de cinq de ces candidats.

Amarjeet Sohi : l’expérience fédérale

L’ancien ministre dans le cabinet de Justin Trudeau est probablement le mieux connu des candidats qui cherchent à succéder à Don Iveson. Celui qui a piloté la création de la Banque de l'infrastructure du Canada comme ministre des Infrastructures, puis l’agrandissement du pipeline Trans Mountain comme ministre des Ressources naturelles, n’hésite d’ailleurs pas à mettre son expérience de l’avant. 

« J’ai géré des portfolios économiques d’envergure quand j’étais ministre fédéral. J’ai été au conseil municipal pendant huit ans et j’ai négocié des accords complexes avec le secteur privé et de grands investisseurs institutionnels.  »

— Une citation de  Amarjeet Sohi, candidat à la mairie d’Edmonton

Il affirme que cette expérience lui permettra de relancer l’économie de la capitale albertaine. Il s’engage aussi à limiter les hausses d’impôts fonciers sous le niveau de l’inflation, à combattre le racisme et la discrimination à Edmonton et à collaborer avec la province pour lutter contre l’itinérance et la crise des surdoses.

Mike Nickel : populiste et frondeur

Mike Nickel n’a jamais caché ses valeurs conservatrices depuis ses débuts en politique municipale au milieu des années 1990. Le conseiller municipal connu pour son franc-parler en est à sa troisième course à la mairie. Malgré son long parcours, il assure ne pas être un politicien comme les autres.

« Les politiciens se ressemblent tous. Ils parlent de la même façon, s’habillent de la même façon. Moi, je suis un très mauvais politicien!  »

— Une citation de  Mike Nickel, conseiller municipal et candidat à la mairie

Il propose d’augmenter le nombre de policiers qui patrouillent, notamment au centre-ville, et de pousser les toxicomanes vers des centres de guérison plutôt que vers des centres de consommation supervisée pour combattre l’itinérance et la crise des surdoses. Il promet aussi d’économiser des centaines de millions de dollars en sabrant dans la bureaucratie. Selon lui, la Ville devrait se concentrer sur ses missions de base comme la police, le service d’autobus et la collecte des déchets.

Kim Krushell : miser sur l’innovation

L’ancienne conseillère municipale Kim Krushell mise sur le secteur des nouvelles technologies pour relancer le centre-ville et l’économie d’Edmonton. Elle donne en exemple le sport électronique comme attraction pour attirer davantage de visiteurs au centre-ville. Pourquoi ne pas avoir une compétition de sport électronique à la place Rogers , lance-t-elle.

Elle veut aussi encourager la croissance des entreprises locales et attirer celles d’ailleurs en facilitant à la mise à l’essai de nouvelles technologies à Edmonton.

Elle mise aussi sur l’amélioration des services de proximité pour séduire les électeurs : Plein de gens m’ont dit qu’ils étaient fatigués de voir des cônes orange, mais pas de construction. Ça prend plus de coordination si on veut permettre aux gens de se déplacer rapidement pour aller au travail ou d’accéder facilement aux transports en commun.

Elle propose aussi un gel des impôts fonciers et une meilleure répartition des services de lutte aux dépendances à travers les différents quartiers de la ville.

Michael Oshry : le réaliste

Michael Oshry met de l’avant des valeurs progressistes et une promesse de responsabilité fiscale. Il s’engage à diminuer les impôts fonciers d’au moins 1 % au cours de son mandat de quatre ans s’il est élu maire. Une diminution de 2 % est entièrement réaliste , selon lui. 

Il croit que la Ville peut se permettre de limiter légèrement ses dépenses sans affecter les services essentiels. L’homme d’affaires et ancien conseiller municipal croit aussi qu’Edmonton a lancé trop de nouvelles initiatives récemment. 

«  Quand tout est une priorité, rien n’est une priorité.  »

— Une citation de  Michael Oshry, candidat à la mairie

Il propose de se concentrer notamment sur la construction de 200 unités de logement social par année pendant quatre ans et sur la lutte aux changements climatiques.

Cheryll Watson : la femme d’affaires

Beaucoup d’Edmontoniens m’ont dit qu’ils sont fatigués des promesses rompues de la part des politiciens et qu’ils veulent voir une personne avec une nouvelle perspective et une expérience du monde des affaires , lance la candidate Cheryll Watson. 

La femme d’affaire et ancienne vice-présidente et du Conseil de développement économique d’Edmonton croit que la Ville devrait se concentrer sur son mandat de base et abandonner des initiatives comme le projet de développement immobilier Blatchord. 

Elle veut éliminer la paperasserie que les propriétaires de petites entreprises ont à remplir et favoriser le développement du secteur des nouvelles technologies.

Les élections municipales auront lieu le 18 octobre. Le vote par anticipation se poursuit jusqu'au 13 octobre.

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