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Les tests de dépistage rapide dans les écoles rassurent à Ottawa et dans l’est ontarien

À l'extérieur de l'école, des élèves s'adressent à un membre du personnel qui consulte un ordinateur.

Des élèves non vaccinés asymptomatiques auront accès à des tests de dépistage rapide à l’école, a annoncé le gouvernement Ford mardi (archives).

Photo : Radio-Canada / Francis Ferland

Radio-Canada

Alors que la COVID-19 force la fermeture de certaines écoles et de classes à Ottawa, des élèves non vaccinés asymptomatiques auront accès à des tests de dépistage rapide à l’école. C’est ce qu’a annoncé le gouvernement Ford mardi. Une annonce qui rassure certains parents et professionnels de la santé, mais qui arrive trop peu trop tard selon des enseignants.

La fermeture d’établissements scolaires en raison de la COVID-19, comme les écoles Mauril-Bélanger, Marius-Barbeau et St-Benedict, dans la capitale nationale, est redoutée par de nombreux parents. L’accès à ces tests rapides les rassure.

Mon fils est resté à la maison une semaine parce qu’il y avait un cas dans un autobus alors si on peut améliorer la situation avec ça, c’est une bonne idée, croit Katia Major.

Le milieu de l’éducation, en ce moment, étant donné que les enfants ne sont pas vaccinés, c’est sans doute un des milieux qui en a le plus besoin, renchérit Étienne Trépanier.

On peut être certain que c’est sécuritaire [dans les écoles], ça, c’est la chose la plus importante, ajoute Mark Mclaughlin.

Les régions où le risque de transmission est le plus élevé auront droit à ces tests et le dépistage se fera sous une base volontaire.

Il reviendra à chaque bureau local de santé publique de décider d’utiliser des tests rapides ou non, et si oui, dans quelles écoles.

Le Bureau de santé de l'est de l'Ontario anticipe le déploiement des tests

Dans l’est ontarien, le médecin hygiéniste en chef du Bureau de santé de l’Est de l’Ontario (BSEO) anticipe déjà à quels endroits en faire usage.

Je pense à Hawkesbury et les écoles à Cornwall parce que c’est là qu’on a le taux le plus élevé des cas, la plupart de nos écoles ont des cas, explique le Dr Paul Roumeliotis. On n’est pas prêt à dire quelles écoles exactes. […] Plusieurs facteurs vont nous aider à prendre une décision.

Il se réjouit de l’approche régionalisée qui permet de s’adapter aux différentes réalités à travers la province.

Le médecin en entrevue à la caméra.

Le Dr Paul Roumeliotis est le médecin hygiéniste du Bureau de santé de l'Est de l'Ontario (archives).

Photo : Radio-Canada / Matthew Kupfer

Cependant, il est trop tôt pour savoir quand les tests de dépistage rapide feront leur entrée dans les écoles. Le Dr Roumeliotis ne croit pas qu’ils seront déployés au cours de la prochaine semaine.

Santé publique Ottawa (SPO) devrait quant à elle donner plus de précisions d’ici quelques jours.

Quand il y a une inquiétude concernant une éclosion et que l’école entière nécessite de faire passer un test de dépistage de la COVID-19 dans le but d’enquêter la transmission intercohorte, des tests de dépistage PCR apportés à la maison se verront disponibles en raison de leur plus haute sensibilité à détecter la COVID-19, écrit la Dre Vera Etches, médecin-chef en santé publique, dans un courriel.

Des tests attendus depuis longtemps

Selon l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), le déploiement des tests rapides aurait dû survenir plus tôt.

Ça fait longtemps que le gouvernement parle de ça, lance sa présidente, Anne Vinet-Roy. Le gouvernement a promis qu’il y allait avoir 50 000 tests par semaine, que la ventilation allait être corrigée. Ça fait des mois et des mois que le gouvernement fait des tonnes de promesses qu’il ne tient pas alors qu’à un moment donné, on n’y croit plus.

Celle-ci accuse le gouvernement d’être réactif plutôt que proactif dans sa gestion de la pandémie dans les écoles.

On doit attendre, et la situation s’aggrave en attendant, dénonce-t-elle. On apprend au compte-goutte comment les choses vont se dérouler.

Une femme pose pour la photo.

Anne Vinet-Roy est présidente de l'Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (archives).

Photo : Radio-Canada / Pierre-Olivier Bernatchez

« Oui, on dit que la transmission ne se fait peut-être pas dans les écoles, mais les élèves viennent de la communauté et viennent dans nos écoles. Veut, veut pas, c’est présent. »

— Une citation de  Anne Vinet-Roy, présidente de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO)

Une bonne nouvelle en attendant le vaccin

D’ici à ce que la vaccination soit accessible aux moins de 12 ans, le déploiement des tests est vu d’un bon œil par le médecin de famille et virologue, le Dr Hugues Loemba.

Si on a des symptômes, on peut facilement être avisé de se faire tester avant d’aller à l’école, mais si on n’a pas de symptômes, on peut quand même prendre le temps de vérifier si on n’a pas ce virus sans symptômes et puis éviter qu’on amène ça à l’école, maintient-il.

Le Dr Loemba rappelle également l’importance de s’assurer que les enfants ne représentent pas une source d’infection et de transmission à l’extérieur des murs de l’école.

Même s’ils peuvent relativement avoir une maladie moins grave, ils peuvent la transmettre à des personnes âgées et à leur grands-parents autour, soutient le médecin. Il faut surveiller […] aussi qu’ils ne sont pas une source d’infection pour la communauté.

Avec les informations de Fiona Collienne, Estelle Côté-Sroka, Marielle Guimond et Rosalie Sinclair

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