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Une policière de Val-d’Or défend sa conduite devant le Comité de déontologie

Poste de la SQ à Val-d'Or.

Le poste de la SQ de Val-d'Or (archives)

Photo : Radio-Canada / Émélie Rivard-Boudreau

La policière Stéphanie Dorval, de la Sûreté du Québec, nie avoir conduit son véhicule de patrouille sans prudence ou discernement lors d’un accident qui est survenu en août 2018 à Val-d’Or.

L’agente Dorval comparaît depuis mardi matin devant le Comité de déontologie policière relativement aux événements qui ont causé des blessures à deux femmes sur la route 117 entre Val-d’Or et Louvicourt.

L’accident est survenu quand la conductrice d’un Jeep est entrée en collision avec l’autopatrouille qui tentait un demi-tour pour procéder à une interception. Selon le témoignage de cette conductrice, qui avait la vue bloquée par un camion-remorque devant elle, le véhicule de Stéphanie Dorval était sur l’accotement et ses gyrophares étaient éteints au moment où elle a tenté sa manœuvre de demi-tour, après le passage du camion.

En défense, la policière assure avoir procédé à cette intervention dans les règles de l’art. Stéphanie Dorval jure avoir allumé ses gyrophares avant de se ranger sur l’accotement. Elle dit avoir ensuite laissé passer deux véhicules qui la suivaient avant d’amorcer un demi-tour, toujours avec les gyrophares allumés.

Je n’ai jamais vu ce Jeep et je ne comprends pas ce qui s’est passé, a-t-elle expliqué au tribunal avec beaucoup d’émotion. Selon mon évaluation, c‘était un environnement sécuritaire pour entamer mon demi-tour. En aucun temps, je n’ai voulu causer du tort à quiconque dans mon intervention. Je n’ai pas été téméraire ou posé un geste impulsif. J’ai agi comme on me l’a enseigné.

La défense a aussi fait entendre un expert reconstitutionniste. Pierre Bellemare a réalisé des tests de couverture des rétroviseurs du véhicule de patrouille et il conclut qu’une question de visibilité pourrait expliquer la décision prise ce jour-là par la policière.

Nous sommes assurés qu’il lui a été très facile de confondre la présence de deux véhicules au lieu de trois, a-t-il témoigné. La présence d’un grillage dans l’autopatrouille vient aussi nuire à la visibilité du rétroviseur central. La cause principale de cette collision n’est pas une malfonction des rétroviseurs, mais force est d’admettre que lorsque vous regardez dans un rétroviseur et que des véhicules s’en viennent, selon leur position, il est fort probable d’avoir une perte de visibilité partielle ou totale.

Les audiences du Comité de déontologie doivent se conclure mercredi.

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