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Kapuskasing a réduit sa dette de moitié en trois ans

Le monument devant le Centre d'accueil de Kapuskasing.

Il y a quelques années, la Municipalité avait procédé à une augmentation des impôts fonciers et à des coupes budgétaires.

Photo : Radio-Canada / Francis Bouchard

Ezra Belotte-Cousineau

La Ville de Kapuskasing a réduit sa dette à coup d'environ 3 millions de dollars par an depuis 2018.

La dette nette de Kapuskasing s’établissait à 12 millions de dollars il y a trois ans, à 9 millions en 2019 et 6,4 millions l’an dernier.

Le maire de Kapuskasing, Dave Plourde, explique que cette réduction a pu être réalisée notamment grâce à des surplus budgétaires et une politique de ne plus faire d’emprunts pour des projets.

Dave Plourde pose pour une photo.

Dave Plourde est le maire de Kapuskasing (archives).

Photo : Radio-Canada / Yvon Thériault

Il y a quelques années, la Municipalité avait procédé à une augmentation des impôts fonciers et à des coupes budgétaires, incluant une réduction de personnel.

Selon le maire, Kapuskasing a réalisé un surplus de 1,5 million de dollars l’an dernier et a fait des paiements de l’ordre de 1,8 million sur sa dette.

« Financièrement, on va dans la bonne direction et c’est vraiment encourageant de voir qu’avec toutes les améliorations qu’on a fait en ville pendant les trois dernières années, on est quand même dans une bonne position. »

— Une citation de  Dave Plourde, maire de Kapuskasing

De nouveaux revenus

Le maire souligne que la Municipalité tente d’obtenir des subventions pour ses projets, comme ce fut le cas pour le projet de réhabilitation de chemin du Gouvernement, soit la section de la route 11 qui traverse la ville.

Il explique les surplus par différents facteurs liés à une réduction des dépenses et une augmentation des revenus.

La Municipalité tire aussi des revenus lorsqu’elle accueille des évacués de Premières Nations en raison d’incendies de forêt ou de risques d’inondations.

Un homme s'enregistre auprès de personnes qui cherchent dans leurs feuilles des informations.

Près de 200 personnes évacuées ont été hébergés à Kapuskasing en provenance de la Première Nation de Pikangikum (archives).

Photo : Photo fournie par Guylain Baril

Le maire, Dave Plourde, souhaite que la municipalité puisse éliminer sa dette dans les prochaines années et même accumuler une réserve.

Hearst sans dettes

Un peu plus au nord, Roger Sigouin, maire de Hearst et aussi président de L'Association française des municipalités de l'Ontario (AFMO), félicite son homologue d’un grand : chapeau à Kap !

Le maire de Hearst, Roger Sigouin.

Le maire de Hearst, Roger Sigouin, félicite son homologue de Kapuskasing pour son exercice financier (archives).

Photo : Radio-Canada

Soulignant les fluctuations démographiques de cette municipalité voisine, M. Sigouin rappelle que Kapuskasing à dû composer avec un fort exode vers les grands centres, et doit se débrouiller maintenant avec une population d’environ un peu plus de 8000 habitants.

« Notre population est stable. Nous ne sommes pas mieux que les autres municipalités. Nous avons des gens qui partent et il y a des jeunes qui reviennent, donc on est gagnant- gagnant. »

— Une citation de  Roger Sigouin, maire de Hearst, président de L'Association française des municipalités de l'Ontario

Selon M. Sigouin, l’économie à Hearst a toujours été assez bonne, surtout depuis 2008 [après la récession]. Mais selon le maire, sa municipalité n’est pas à l’abri d’une récession, tout comme les autres.

« On ne va pas se le cacher pour les municipalités… je vais parler pour Hearst, mais on a environ 12 millions de moins pour opérer qu’il y a 10, 12 ans. Il faut se serrer la ceinture et faire les choses différemment. »

— Une citation de  Roger Sigouin

L’exode de la COVID-19

Roger Sigouin note aussi un épiphénomène de la pandémie : un exode de familles provenant des grands centres du Sud de la province qui cherchent à s’installer dans le Nord.

Plusieurs dizaines d'usagers entassés à bord d'un autobus municipal à Toronto.

Beaucoup de gens décident de quitter les grandes villes. (archives).

Photo : Photo fournie par Rocco Signorile

Selon le maire de Hearst, si ces nouveaux Ontariens du nord vont effectivement aider à renflouer les coffres des municipalités du nord, l’enjeu de la langue pourrait devenir un défi.

« Les gens qui viennent sont des anglophones et ils sont les bienvenus [...] mais ça pourrait engendrer des défis pour nos petites municipalités francophones. »

— Une citation de  Roger Sigouin, maire de Hearst, président de L'Association française des municipalités de l'Ontario

Selon le maire, des municipalités comme Kapuskasing ont eu d’énormes défis à relever et réussir un tel exercice budgétaire mérite toutes les félicitations.

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