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Les épaulards migrateurs de la côte Pacifique seraient divisés en communautés

L'étude permet de « préciser la structure de l'arbre familial des épaulards » de la côte ouest.

Des épaulards migrateurs, ou de Bigg, photographiés au large de l'Oregon.

Les chercheurs ont examiné plus de 100 000 photos prises entre 2006 et 2018.

Photo : Jim Cotton/NOAA

Des chercheurs de la Colombie-Britannique croient avoir découvert des communautés distinctes au sein de la population d’épaulards migrateurs au large de la côte Pacifique.

On pensait que ces épaulards étaient composés d’un groupe unique, mais on commence à voir des communautés se dessiner , explique l'auteur principal de l’étude, Josh McInnes, du centre de recherche sur les mammifères marins de l'Université de la Colombie-Britannique.

Sa publication est le premier chapitre d’une étude plus large visant à préciser et mieux comprendre la structure de l’arbre familiale des épaulards, dit-il.

Les chercheurs ont examiné plus de 100 000 photos prises entre 2006 et 2018, et trouvé 150 épaulards au sud du large de l'Oregon qui ne figuraient pas dans les catalogues des eaux du Pacifique nord-ouest.

Un épaulard résident du sud nage devant un banc de saumon près du fleuve Fraser, en Colombie-Britannique.

On compte à l’heure actuelle trois groupes d’épaulards dans les eaux pacifiques allant de la Californie à l’Alaska : les épaulards résidents, les épaulards migrateurs, dits de Bigg, et les épaulards du large.

Photo : La Presse canadienne / Keith Holmes

Des groupes dynamiques, fluides

Pour apprécier l’importance de cette découverte, il faut d’abord comprendre la structure actuelle des épaulards de la côte Pacifique.

On compte trois groupes d’épaulards dans les eaux de l'océan Pacifique allant de la Californie à l’Alaska : les épaulards résidents, les épaulards migrateurs, dits de Bigg, et les épaulards du large.

Chacune de ces populations distinctes a des préférences en matière de proies, un dialecte et une organisation sociale différente. Contrairement aux épaulards résidents, qui se nourrissent presque exclusivement de poissons, les épaulards migrateurs chassent les mammifères marins, explique Josh McInnes.

Deux images d'une nageoire dorsale appartenant à un même épaulard. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les chercheurs ont trouvé 150 épaulards qui ne figuraient pas dans les catalogues des eaux du Pacifique nord-ouest.

Photo : NOAA

Chez les épaulards résidents, on dénombre deux communautés, celles du Nord et du Sud, menacées d’extinction.

Les épaulards de différentes communautés ne s’associent généralement pas, ne s’accouplent pas et n’ont pas les mêmes habitudes alimentaires. Il s’agit presque d’espèces différentes, souligne Josh McInnes.

La culture joue ici un rôle important. Ils chassent différemment, ce qui influe sur tous les aspects de leur vie, notamment avec qui ils s’associent, précise le chercheur.

Or, il a été étonné de constater à quel point les communautés des épaulards migrateurs sont dynamiques et se rencontrent à l’occasion. Il y a une grande fluidité dans leur structure sociale.

Encore beaucoup d'inconnu

Davantage d’études sont requises, font valoir les chercheurs.

D’autant plus qu’au cours de cette même étude, Josh McInnes et son équipe ont fait l’étonnante découverte de 40 épaulards inconnus.

Ils ressemblent à des migrateurs et semblent se nourrir de façon semblable, mais on ne sait pas à quel groupe ils appartiennent.

Nous ne savons tout simplement pas ce qu’ils sont.

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