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Résultats prometteurs pour un vaccin expérimental contre la polyarthrite rhumatoïde

Une personne prépare une dose de vaccin.

Le vaccin a aussi permis d’améliorer de manière importante la qualité des os.

Photo : Getty Images / Joe Raedle

Un vaccin expérimental à base de protéines s’est montré très prometteur pour la prévention de la polyarthrite rhumatoïde et pour l'amélioration de la qualité des os, affirment des scientifiques américains.

La Dre Ritu Chakravarti et ses collègues de l’Université de Toledo estiment dans un communiqué que leur vaccin représente une percée majeure dans l'étude de la polyarthrite rhumatoïde et des maladies auto-immunes en général.

La polyarthrite rhumatoïde est une maladie inflammatoire qui affecte d’abord les articulations, habituellement les mains, les poignets, les genoux, les chevilles et les pieds. L’inflammation cause des douleurs aux articulations qui gonflent et se déforment. Si elle n’est pas contenue, l’inflammation peut aussi frapper les nerfs et des organes, comme les yeux, la peau, les poumons et le cœur.

La Dre Ritu Chakravarti dans son laboratoire.

La Dre Ritu Chakravarti

Photo : Université de Toledo

Malgré sa forte prévalence, il n'existe toujours pas de traitement curatif et nous ne savons pas exactement ce qui la provoque, explique la Dre Chakravarti. Si nous parvenons à mener ce vaccin aux essais cliniques, ce sera révolutionnaire.

Repères

  • Près de 1 % de la population mondiale est atteinte de polyarthrite rhumatoïde.
  • Ses symptômes apparaissent habituellement entre 35 et 50 ans, mais elle peut survenir à tout âge.
  • Environ 374 000 (1,2 %) des Canadiens âgés de 16 ans et plus doivent composer avec un diagnostic de polyarthrite rhumatoïde.
  • Elle frappe davantage les femmes que les hommes.

Une protéine à l’étude

La Dre Chakravarti tente de cerner le rôle de la protéine 14-3-3 zeta dans l’apparition des maladies immunitaires depuis quelques années.

Au départ, elle s’est intéressée à cette protéine comme un déclencheur potentiel de la polyarthrite rhumatoïde, mais ce qu’elle a découvert allait plutôt dans le sens inverse.

Ses travaux ont montré que l'élimination de la protéine à l’aide d’une technologie d'édition génétique provoque, dans un modèle animal, une arthrite précoce grave.

C’est donc à partir de cette hypothèse que son équipe a testé un vaccin à base de la protéine 14-3-3 zeta contre la polyarthrite rhumatoïde. La chercheuse et ses collègues ont constaté que le vaccin provoquait une réponse forte et immédiate – et durable – du système immunitaire inné de l'organisme, offrant ainsi une protection contre la maladie.

À notre grande surprise, la polyarthrite rhumatoïde a totalement disparu chez les animaux qui ont reçu un vaccin, affirme la Dre Chakravarti.

En plus d’arrêter le développement de l'arthrite, le vaccin a aussi permis d’améliorer de manière importante la qualité des os. Ce résultat laisse à penser que l'immunisation présente des avantages à long terme.

Actuellement, la polyarthrite rhumatoïde est traitée par quatre types de médicaments :

  • les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS);
  • les corticostéroïdes (type de stéroïde);
  • les antirhumatismaux modificateurs de la maladie (ARMM);
  • les modificateurs de la réponse biologique (médicaments biologiques).

Si ces traitements soulagent la douleur et ralentissent la progression de la maladie, ils peuvent aussi rendre les patients plus vulnérables aux infections.

Partenaires recherchés

L’équipe de recherche a déposé une demande de brevet pour protéger les droits commerciaux de son vaccin.

Elle recherche actuellement des partenaires dans l'industrie pharmaceutique pour financer les premières étapes des essais cliniques qui consistent à s’assurer de la sécurité du vaccin.

Le détail de ces travaux est publié dans les Proceedings of the National Academy of Sciences (Nouvelle fenêtre) (en anglais).

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