•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Deux joueurs des Tigres de Victoriaville accusés d’agression sexuelle

Un logo de chandail de hockey montre un tigre avec un bâton entre ses dents.

Logo des Tigres de Victoriaville

Photo : Getty Images / Mike Dembeck

Des accusations d’agression sexuelle et de production d’une vidéo sans le consentement de la présumée victime ont été déposées contre deux joueurs des Tigres de Victoriaville. Les gestes reprochés auraient eu lieu tout juste après la conquête de la Coupe du président par cette équipe la saison dernière.

La consécration des Tigres à titre de champions de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) a eu lieu le 5 juin dernier au Centre Vidéotron, à Québec.

Des joueurs de hockey dans un aréna.

Les Tigres ont vaincu les Foreurs de Val-d'Or 3 à 2 pour remporter la Coupe du président.

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

Toujours de la formation

Selon l’acte d’accusation déposé mardi matin au palais de justice de Québec, l’agression sexuelle et la production de la vidéo auraient eu lieu dans les heures suivant cette victoire, à Lac-Beauport.

Les accusés Nicolas Daigle et Massimo Siciliano, 19 ans, font toujours partie de la formation des Tigres de Victoriaville.

Nicolas Daigle fait aussi face à deux autres accusations, soit distribution d’une image intime et d'un enregistrement vidéo.

Réaction de la LHJMQ

La LHJMQ assure prendre la situation au sérieux.

Le bureau du commissaire Gilles Courteau analysera la teneur des accusations et le dossier présenté à la cour. Une décision sera communiquée à l'intérieur des 48 prochaines heures en ce qui a trait au statut des joueurs dans la LHJMQ, précise le directeur des communications et des relations médias, Maxime Blouin.

Trop peu, trop tard

La ministre responsable de la Condition féminine, Isabelle Charest, dit ne pas comprendre pourquoi les deux joueurs n'ont pas déjà été suspendus.

Je m'explique mal comment la Ligue ne soit pas déjà arrivée avec une décision. Les accusations sont graves. 48 heures pour prendre faits et actes d'une situation qu'on connaissait déjà. Je m'attends à ce que la Ligue soit exemplaire là-dedans, affirme-t-elle.

Un avis partagé par la cofondatrice de la Concertation des Luttes contre les violences sexuelles (CLÉS), Diane Matte.

On n'en est plus là. On n'est plus à des temps de réflexion. On est à une étape où on doit attendre de toutes les sphères de la société une affirmation très claire que la violence envers les femmes est intolérable, peu importe l'issue du procès, affirme-t-elle.

Commentaires fermés

L’espace commentaires est fermé. Considérant la nature sensible ou légale de certains contenus, nous nous réservons le droit de désactiver les commentaires. Vous pouvez consulter nos conditions d’utilisation.