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Archives

Une 20e saison dans le panier de L’épicerie

Les animateurs Johane Despins et Denis Gagné assis derrière le camion de « L'épicerie ».

Les animateurs Johane Despins et Denis Gagné derrière le camion de « L'épicerie » en 2009

Photo : Radio-Canada / Jean Bernier

Radio-Canada

Depuis 2002, l’émission d’affaires publiques L’épicerie agit comme un phare en portant un éclairage journalistique sur tout ce qui touche notre alimentation. Pour célébrer la 20e saison de cette émission incontournable, revenons en archives sur quelques reportages et enquêtes des deux dernières décennies.

Au moment où elle entame sa 20e saison, L’épicerie aura présenté 2478 reportages originaux diffusés au cours de 920 émissions.

La popularité de L’épicerie ne se dément pas. Chaque semaine, plus de 700 000 téléspectateurs sont au rendez-vous.

Le public fait confiance à l’émission depuis près de 20 ans en raison de la qualité journalistique de ses enquêtes.

Les aliments industriels contiennent-ils trop de sodium pour la santé? Est-il préférable d'acheter des produits qui sont annoncés comme étant sans cholestérol, avec oméga-3? Est-il nécessaire de payer le gros prix pour un moulin à poivre? C’est pour répondre à ce type de questions que Radio-Canada crée, en 2002, ce premier et seul magazine d’affaires publiques entièrement consacré à l’alimentation.

L’émission est diffusée 50 semaines par an. Chaque mercredi à 19 h 30, les deux animateurs prennent place dans leur camion, sillonnent les routes et se rendent partout : un grossiste, un restaurant, une épicerie, un marché public ou même un laboratoire.

Marie-Josée Taillefer et Denis Gagné sont les premiers animateurs de L’épicerie. Lors de la toute première émission diffusée le 25 octobre 2002, il est question des catégories, de l’étiquetage et du prix du bœuf haché vendu en épicerie.

L’épicerie, 25 octobre 2002

L’équipe mène son enquête sur le bœuf haché de dix supermarchés provenant de cinq grandes bannières.

La grande surprise de notre enquête : sept des dix paquets de bœuf haché mi-maigre sont en réalité du maigre, puisqu’ils contiennent moins de 17 % de gras [...] Si à l’œil vous n’arrivez pas à différencier le maigre du mi-maigre, il n’est peut-être pas nécessaire de dégraisser votre portefeuille.

Une citation de :Denis Gagné

Le ton bon enfant et non moralisateur de l’émission est sans doute un des secrets de son succès. L’émission informe, guide, mais ne sermonne jamais.

À la sixième saison, le 3 octobre 2007, Johane Despins devient la coanimatrice à la suite du départ de Marie-Josée Taillefer.

Le 28 novembre 2007, elle anime avec Denis Gagné un des segments les plus appréciés de l’émission : le test de goût.

L’épicerie, 28 novembre 2007

En cette journée d’automne, les visiteurs du marché Jean-Talon à Montréal sont invités à goûter différentes marques de choucroute que l’on trouve en épicerie.

Chaque semaine, dans les jours qui suivent l’émission, les commerçants sont à même de constater l’influence considérable des tests de goût et des bancs d’essai sur la vente des produits en magasin.

Si L’épicerie influence les achats des consommateurs avec ses enquêtes, l’émission a aussi un impact sur les pratiques de l’industrie et sur nos choix comme société.

Elle sera notamment une des premières à dénoncer le suremballage et l’utilisation de sacs en plastique dans les supermarchés.

En 2006, une de ses enquêtes dévoile au public la piètre qualité des aliments que l’on trouve au menu des cafétérias scolaires.

L'émission s'intéresse notamment à la présence de la malbouffe dans les plateaux des enfants et des adolescents, ce qui suscite de nombreuses réactions. La même année, le gouvernement du Québec lance sa politique-cadre pour une saine alimentation et un mode de vie physiquement actif en milieu scolaire.

L’épicerie 10 mars 2010

Quatre ans plus tard, le 10 mars 2010, un reportage de Denis Gagné souligne les changements spectaculaires qu'on observe dans une commission scolaire de l’Estrie.

Il y a quatre ans, au moment de notre enquête, l’offre alimentaire était souvent déterminée par les concessionnaires eux-mêmes, sans grande consultation avec les directions d’école. Aujourd’hui, les choses ont changé.

Une citation de :Denis Gagné

L’émission a également révélé au grand jour le contenu désolant des plateaux de repas servis aux personnes âgées vivant en CHSLD ou en résidence privée, ce qui a eu pour effet de faire bouger le gouvernement.

L’épicerie s’est aussi beaucoup intéressée aux apports des communautés culturelles dans l’alimentation. Les allées de nos supermarchés offrent de plus en plus d’aliments ethniques même à l’extérieur des grands centres.

L’émission démystifie souvent certains aliments moins connus et explique la manière de les apprêter.

Le 17 juin 2015, la journaliste Andrée Langlois se rend à Thetford Mines, où habitent plus d’une centaine de membres de la communauté latino-américaine.

L’épicerie, 17 juin 2015

Au dépanneur Chez Marie-Anne, le propriétaire, Jose Portillo, offre tous les produits recherchés par les immigrants latino-américains pour concocter leurs plats favoris. Manger doit être un plaisir pour tous.

C’est d’ailleurs la philosophie du Guide alimentaire brésilien que nous présente Johane Despins le 27 juillet 2016.

L’épicerie, 27 juillet 2016

Pour ce reportage, l’équipe de L’épicerie se rend à Sao Paulo voir comment les Brésiliens mettent en pratique leur nouveau Guide alimentaire, sorti en novembre 2015 et qualifié de révolutionnaire par les nutritionnistes.

Contrairement au Guide alimentaire canadien, on ne proscrit aucun aliment. On ne parle pas de groupes alimentaires ni de portions. Le pays a plutôt décidé de redonner aux Brésiliens le goût des aliments frais et le plaisir de faire à manger.

Une citation de :Johane Despins

Le Guide alimentaire brésilien a fortement inspiré la nouvelle version du Guide alimentaire canadien publiée le 22 janvier 2019. Comme celui du Brésil, le guide du Canada incite à cuisiner davantage, à savourer les aliments, à prendre ses repas en bonne compagnie, à rester vigilant quant au marketing alimentaire et à limiter la consommation d'aliments transformés riches en sodium et en sucre.

Depuis quelques années, le sucre est devenu l’ennemi public numéro un en alimentation. L’émission a traité de ce sujet avant même que le débat se généralise. Pour lutter contre le sucre, encore faut-il savoir où il se trouve.

L’épicerie a toujours été d’une aide précieuse pour les consommateurs qui souhaitaient bien comprendre les étiquettes. Les listes d’ingrédients et les informations nutritionnelles contenues dans les tableaux peuvent parfois paraître complexes.

L’épicerie, 16 mars 2016

Le 16 mars 2016, le journaliste Alain Roy s’intéresse au nouveau règlement de Santé Canada qui doit permettre aux citoyens de mieux s’y retrouver en matière de sucre ajouté.

Sur quelque 20 000 aliments transformés vendus en épicerie, près de 80 % contiennent du sucre ajouté. Offert en plus de 60 versions différentes, le sucre est un ingrédient qui sème la confusion.

Une citation de :Alain Roy

Obtenir un accès à des aliments frais à un coût raisonnable reste difficile pour les citoyens vivant en région éloignée. Ils n’ont souvent d’autre choix que de se tourner vers les aliments transformés.

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L’épicerie, le 25 septembre 2019

Le 25 septembre 2019, Johane Despins nous fait découvrir la réalité des gens de la Côte-Nord, qui doivent payer près de 20 % plus cher qu’ailleurs au Québec parce qu’ils vivent dans un désert alimentaire.

Non seulement paient-ils plus cher, mais ils ont très peu accès à des produits frais en raison des coûts élevés du transport.

Devant tous ces obstacles, on est en droit de se demander si cette population vit en toute sécurité alimentaire, s'interroge l'animatrice.

Pour traiter de ce sujet, L’épicerie se rend au Danemark, où la sécurité alimentaire est une valeur fondamentale.

La Ville de Copenhague s'est dotée en 2007 d'une politique d'achat pour favoriser la conversion à l'alimentation locale et biologique, et le mouvement s'est généralisé à tout le pays.

Dans un reportage diffusé le 1er novembre 2017, on apprend que 90 % des cuisines publiques au Danemark offrent une alimentation biologique et locale. Ce reportage a récolté une nomination pour le prix Judith-Jasmin en 2018.

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L’épicerie, 1er novembre 2017

En 20 ans, l’émission L’épicerie a remporté deux prix Gémeaux comme meilleure émission de services.

Avec l'épidémie d'obésité qui touche les pays industrialisés, le coût des denrées qui ne cesse d’augmenter et les changements climatiques qui affectent la planète entière, les questions de sécurité alimentaire et d’alimentation responsable seront certainement au cœur des débats dans les prochaines années.

Les consommateurs pourront continuer de compter sur L’épicerie pour les éclairer.

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