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Deux Premières Nations craignent une évaluation fédérale de la mine de charbon Vista

Une mine de charbon.

La société Coalspur Mines souhaite agrandir la mine Vista, située près de Hinton, dans le nord de l’Alberta. Si ce projet se concrétise, Vista deviendrait la plus grande mine de charbon thermique en Amérique du Nord.

Photo : Bighorn Mining

Radio-Canada

Les Premières Nations Ermineskin et Whitefish Lake soutiennent qu'elles ne sont pas convaincues que le gouvernement fédéral doive participer à l'évaluation environnementale du projet d'expansion de la mine de charbon thermique Vista, près de Hinton, dans le nord de l’Alberta.

Les deux Premières Nations de l'Alberta craignent que l'évaluation promise par le ministre fédéral de l'Environnement, Jonathan Wilkinson, ne tienne pas compte de l'impact économique d'une annulation du projet.

La consultation du fédéral devrait inclure l'entente de Whitefish Lake sur les impacts et bénéfices du projet, écrit Darryl Steinhauer, coordonnateur de la consultation de Whitefish Lake, dans une lettre adressée à l'Agence d'évaluation d'impact du Canada.

En réponse, le Canada a clairement indiqué que la consultation sur le réexamen ne portera pas sur [cette entente] ou sur des questions directement liées.

Évaluation du gouvernement fédéral

Ces déclarations interviennent après que Jonathan Wilkinson a affirmé, vendredi, que les Premières Nations avaient abandonné leurs objections à l'implication du gouvernement fédéral dans l'examen du projet de la société Coalspur Mines.

L'entreprise souhaite agrandir la surface d’exploitation de la mine Vista et ainsi devenir la plus grande mine de charbon thermique d’Amérique du Nord dans les contreforts des Rocheuses, à l'ouest d'Edmonton.

Le ministre annonçait le rétablissement d’une évaluation environnementale fédérale, qui est considérée comme plus rigoureuse que les évaluations strictement provinciales.

Il avait initialement ordonné une évaluation en 2020, révoquant la décision de l'Agence d’évaluation d’impact Canada, après avoir conclu que l'empreinte de la mine était assez grande et sa production assez importante pour franchir les seuils fédéraux.

Cependant, les Premières Nations Ermineskin et de Whitefish Lake, qui soutiennent le projet en raison de ses bénéfices économiques, ont fait valoir que leurs droits issus de traités avaient été violés puisque le ministre, Jonathan Wilkinson, ne les avait pas consultés avant de prendre sa décision.

Les deux Premières Nations ont alors traîné le gouvernement fédéral devant les tribunaux, demandant à un juge d’ordonner au ministre de reconsidérer sa décision.

Après que le tribunal eut suspendu la décision de Jonathan Wilkinson et lui eut ordonné de la reconsidérer, une série de réunions ont été organisées avec les Premières Nations concernées.

Vendredi, le ministre a assuré que leurs préoccupations avaient été prises en compte.

« Nous avons consulté de manière très approfondie la Première Nation d'Ermineskin, dit-il. [Cette dernière] nous a en fait envoyé une lettre retirant essentiellement leur objection à ce que nous suivions le processus de désignation. »

Dans cette lettre à l'Agence d'évaluation d'impact, Carol Wildcat, la directrice des consultations de la Première Nation, écrit : « Ermineskin ne soutient ni ne s’oppose à une évaluation fédérale des projets ». Elle y soutient toutefois que Ermineskin ne croit toujours pas que l’évaluation du gouvernement fédéral est nécessaire et qu’une évaluation par l’organisme de réglementation de l’énergie de l’Alberta est suffisante.

Carol Wildcat précise cependant que toutes les évaluations doivent prendre en compte les préoccupations financières de la Première Nation Ermineskin, y compris son entente sur les bénéfices et avantages.

Un porte-parole fédéral n'était pas immédiatement disponible pour un commentaire.

Jonathan Wilkinson a affirmé à plusieurs reprises que les nouveaux projets de charbon thermique ne cadrent pas avec les politiques du Canada en matière de changement climatique et que tout nouveau projet devra répondre à des normes strictes avant d'être approuvé.

Avec les informations de La Presse canadienne

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