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COVID-19 en Outaouais : de plus en plus de jeunes aux soins intensifs

Une infirmière portant de l'équipement de protection se penche au-dessus du lit d'un patient.

Écoutez l'entrevue du Dr Jean-François Brouillette, intensiviste au CISSS de l'Outaouais, au Téléjournal ICI Ottawa-Gatineau.

Photo : Associated Press / Jefferson Bernardes

Radio-Canada

Les jeunes n'ayant pas reçu leur deuxième dose de vaccin contre la COVID-19 et ceux qui ne sont pas vaccinés se retrouvent de plus en plus aux soins intensifs.

Et ce qui inquiète des intervenants de première ligne, c’est que plusieurs patients qui se voient branchés à un respirateur, par exemple, garderont des séquelles de la maladie.

C’est du moins ce que croit le Dr Jean-François Brouillette, intensiviste au Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l'Outaouais.

Selon lui, le fait que ces patients aient choisi de ne pas se faire vacciner plus rapidement représente une occasion manquée.

C'est vraiment très dommage. Et puis, les patients qui sont victimes de la COVID-19, surtout ceux qui doivent être admis aux soins intensifs, ont des séquelles. Après, il va y avoir des séquelles sur leur qualité de vie. Il va y avoir des séquelles sur la santé à long terme, explique-t-il en entrevue au Téléjournal ICI Ottawa-Gatineau.

Selon le Dr Brouillette, les patients qui sont amenés à l’hôpital en raison de complications liées à la COVID-19 sont dans la vingtaine, la trentaine, la quarantaine. Des gens en bonne santé, sans aucun autre problème médical, indique-t-il.

Contrainte sur la liberté

Comme plusieurs de ses collègues aux soins intensifs, le Dr Brouillette constate une dichotomie au sujet des libertés individuelles et le débat qui entoure la vaccination.

Il y a beaucoup de gens qui voient le vaccin comme étant imposé. Ils considèrent que ça brime leur liberté. Ce que je peux vous dire, c'est que lorsqu'on est aux soins intensifs, il y a d'énormes contraintes sur notre liberté, dit-il.

« On est 21 jours sous isolement si on finit aux soins intensifs. Ça, c'est seul dans sa chambre, sans pouvoir voir sa famille en personne. Si on est pris sur de l'oxygène, on ne peut pas sortir de l'unité. On ne peut pas se promener. Il y a une énorme contrainte au niveau de la liberté. »

— Une citation de  Le Dr Jean-François Brouillette, intensiviste au CISSS de l'Outaouais

La pandémie a eu un impact sur le personnel soignant, mais le Dr Brouillette dit que l’énergie et le moral tiennent bon.

On est là pour traiter, peu importe. C'est l’autre message que je veux donner : on va traiter absolument tout le monde qui se présente à l'hôpital, peu importe le statut vaccinal, conclut le Dr Brouillette.

Mais c'est sûr qu’on a hâte d'en finir, ça, c'est certain. Et puis, si les gens peuvent nous aider, et puis se faire vacciner [...], on est capables d'en sortir.

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