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La réussite de la COP26 est une question « de vie ou de mort », dit John Kerry

Au lutrin de la Maison-Blanche, devant lequel se trouve un drapeau américain, John Kerry, les bras ouverts, s'adresse aux journalistes.

John Kerry, ancien secrétaire d'État américain, a aidé à négocier l'Accord de Paris sur le climat, qu'il a signé au nom des États-Unis, en 2015, avant que Donald Trump ne le renie.

Photo : Reuters / KEVIN LAMARQUE

Agence France-Presse

« Il faut que nous réussissions » à la 26e Conférence des parties de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques qui s'ouvrira à la fin du mois à Glasgow, a déclaré lundi sur la chaîne française BFMTV l'envoyé spécial américain sur le climat, John Kerry, qui a évoqué « une situation critique, de vie ou de mort pour beaucoup de gens ».

Nous avons 55 % des économies mondiales qui sont décidées à limiter l'augmentation de la température mondiale à 1,5 °C, c'est assez extraordinaire. Désormais, nous avons besoin que les 45 % restant nous rejoignent, a déclaré l'envoyé spécial, de passage à Paris.

« C'est une situation critique, de vie ou de mort pour beaucoup de gens, a-t-il encore dit. Non, il n'est pas trop tard [pour agir], mais nous devons agir maintenant. »

— Une citation de  John Kerry, envoyé spécial des États-Unis sur le climat

Il faut faire plus que l'Accord de Paris, Paris n'est plus suffisant, car nous avons continué à augmenter nos émissions de gaz à effet de serre, a ajouté John Kerry.

Interrogé sur les tensions entre les États-Unis et la France à la suite de la crise diplomatique provoquée par l'annulation par l'Australie d'un important contrat de sous-marins français, l'envoyé spécial et ancien secrétaire d'État américain a dit que ce n'était pas une trahison envers la France, mais une absence de communication.

Le président américain m'a questionné à ce sujet, il m'a demandé des détails sur la situation, je la lui ai décrite. Il n'était pas au courant de l'impression que nous avions pu laisser aux Français, a déclaré John Kerry.

Je ne veux pas aller dans les détails, mais mon président est complètement dédié au renforcement de nos relations, et Joe Biden veut rencontrer le président Macron, a-t-il déclaré.

Je suis convaincu que les plus gros problèmes auxquels nous faisons face, sur les armes nucléaires, les guerres numériques, le climat, les difficultés économiques, notamment dans les pays les moins développés, vont prédominer. Nous avons énormément de travail à faire ensemble et nous ne pouvons pas nous perdre dans un événement temporaire que l'on va surmonter bientôt, a-t-il dit.

John Kerry, qui parle français, a aussi qualifié de très sympa l'entretien qu'il a eu avec Emmanuel Macron plus tôt dans la journée. On a parlé comme les amis que nous sommes.

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