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La SQ, un « club-école » pour les répartiteurs, déplore le syndicat

Les locaux de la SQ, à Québec.

Les locaux de la SQ, à Québec (archives)

Photo : Radio-Canada / Alexandre DUVAL

Le manque d’effectifs dénoncé par les répartiteurs d’urgence de la Sûreté du Québec (SQ) n’est pas une lubie, selon le syndicat qui les représente. Depuis le début de l’année, une vingtaine d’entre eux auraient quitté, d’après les données syndicales, un signe que la SQ est le « club-école » des répartiteurs.

En janvier 2021, le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) recensait 352 membres qui étaient des répartiteurs d’urgence de la SQ.

Début septembre, ce chiffre était passé à 333. La vice-présidente du SFPQ, Nathalie Garvin, reconnaît que cette statistique ne permet pas de savoir exactement combien de répartiteurs il manque actuellement dans les rangs de la SQ.

Il s’agit néanmoins d’un indicateur qui démontre que le ras-le-bol des répartiteurs par rapport à leurs conditions de travail n’est pas sans fondement, selon Mme Garvin.

Sur le 333, peut-être qu'il y a des gens qui partent en maladie. Peut-être qu'il y a des préposés qui vont à l'école et qui ne sont pas disponibles certaines journées, dit-elle.

« Je les crois, nos préposés qui nous disent qu'ils font du 50 heures par semaine. C'est rendu un peu comme le personnel infirmier. [Des heures supplémentaires], c'est monnaie courante dans les centres de gestion des appels. »

— Une citation de  Nathalie Garvin, vice-présidente du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec
Nathalie Garvin, vice-présidente du SFPQ.

Nathalie Garvin, vice-présidente du SFPQ

Photo : SFPQ

Dans son rapport annuel 2020-2021, la SQ enregistrait un taux de roulement de 9 % pour son personnel civil, ce qui inclut les répartiteurs, comparativement à seulement 3,9 % pour les policiers.

On ne les garde même pas six mois

Depuis quelques jours, des répartiteurs de la SQ se plaignent que leur salaire est inférieur à celui des corps policiers municipaux, ce qui entraînerait des départs et, surtout, une surcharge de travail pour ceux qui restent.

Mme Garvin rappelle qu’au maximum de leur échelle salariale, les répartiteurs de la SQ gagnent environ 49 000 $ et leurs chefs d’équipe, environ 52 000 $. C’est près de 20 000 $ de moins qu’à la police municipale de Saguenay, dit-elle, et 25 000 $ à la police de Gatineau.

[La SQ] arrive à recruter des préposés aux télécommunications et c’est gens-là sont formés, mais des fois, on ne les garde même pas six mois, illustre Mme Garvin, selon qui l’expression club-école est appropriée pour décrire la situation.

« Quand ils voient le salaire qui est versé dans d'autres villes [...] ils nous disent : "merci, au revoir". »

— Une citation de  Nathalie Garvin, vice-présidente du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec

Négociations

Radio-Canada a essayé d’obtenir une entrevue avec le gouvernement du Québec à ce sujet, sans succès.

Les négociations se poursuivent avec le syndicat et nous n'avons pas d'autres commentaires à ajouter, a simplement indiqué par courriel le cabinet de la présidente du Conseil du trésor, Sonia LeBel.

La convention collective des répartiteurs de la SQ est échue depuis le 31 mars 2020.

Selon le SFPQ, il est urgent que le gouvernement du Québec s’attaque à ce dossier. Il me semble qu'ils devraient faire un effort. Regardez ce qui se fait ailleurs. C'est le même travail, lance la vice-présidente, Mme Garvin.

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