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Plus de femmes en politique municipale en Abitibi-Témiscamingue que la moyenne provinciale

Une femme tout sourire posant devant un lac

Nathalie-Ann Pelchat a été élue mairesse de Senneterre sans opposition. (archives)

Photo : Gracieuseté

L'Abitibi-Témiscamingue est la troisième région au Québec avec la plus grande proportion de candidatures féminines aux élections municipales cette année.

Dans la région, les femmes représentent 40,5 % des candidatures, que ce soit comme conseillère municipale ou mairesse. L’Abitibi-Témiscamingue arrive au troisième rang, après Laval, où 46,4 % des candidatures sont féminines, et Montréal.

Fanny Dupras-Rossier a été élue sans opposition en tant que mairesse de La Reine, en Abitibi-Ouest. Âgée de 26 ans et mère de deux enfants, elle se lance pour la première fois en politique, et encourage toutes les femmes qui le souhaitent à faire de même, sans que les enjeux familiaux les freinent.

Je pense qu'à un certain moment, il faut arrêter de se freiner par rapport au fait qu'on a des enfants et des obligations. Tout d'abord, je pense qu'il faut penser à soi-même et être heureuse dans ce que l'on fait, affirme-t-elle. Et quand on a l'opportunité de faire quelque chose qu'on aime, d'y aller, et même si tu ne te sens pas nécessairement épaulée, d'y aller pareil.

À Val-d'Or, Céline Brindamour brigue le poste de mairesse pour la première fois de sa carrière. Conseillère municipale depuis plus de 20 ans, elle pense que pour encourager les femmes à se lancer en politique, on doit leur offrir un réseau de soutien comme elle en a elle-même bénéficié en tant que mère de trois enfants.

Je pouvais me présenter sans m'inquiéter qu'il y aurait des lacunes au niveau des demandes de mes enfants, parce que ma famille, mon conjoint étaient derrière moi. Mon employeur était derrière moi aussi, souligne-t-elle.

Lyne Ash, qui entame son deuxième mandat en tant que mairesse de Nédelec, est convaincue que la parité permet de prendre en considération tous les aspects d'un dossier.

On [les femmes] gère les priorités, les dossiers, d'une façon différente et je pense que d'avoir un point de vue féminin et masculin, autant l'un que l'autre, je pense que c'est important d'avoir la parité dans les conseils. Donc oui, les femmes, je les invite grandement à prendre leur place, assure-t-elle.

Céline Brindamour abonde dans le même sens. C’est important d’avoir un conseil qui est diversifié, parce que de cette façon-là, on réussit habituellement à tourner plus de pierres, ce qui fait en sorte que les dossiers sont travaillés sous un autre angle, en ayant les deux groupes, dit-elle.

Les trois femmes rapportent qu’elles n’ont jamais senti qu’elles avaient été traitées différemment en raison de leur sexe, et qu’elles tenaient à s’impliquer dans leur municipalité.

Parmi les 26 courses à la mairie qui ont lieu cet automne dans les différentes municipalités en Abitibi-Témiscamingue, on compte 11 femmes candidates, tandis que 59 candidats sont des hommes.

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