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Vers une annulation du match Panda l’année prochaine?

Une voiture renversée entourée de débris.

Un résident de l'avenue Russell a photographié une voiture qui a été renversée lors de l'émeute.

Photo : Gracieuseté : Stephen Higham

Radio-Canada

Le conseiller municipal de Rideau-Vanier, Mathieu Fleury, suggère l'annulation du match Panda, l'année prochaine, en raison des débordements qui ont eu lieu cette fin de semaine.

Je pense qu'on est tous sur la même longueur d'onde que les incidents du week-end sont inacceptables et puis, sont réprimandables. C'est du hooliganisme ce qu'on a observé, lance le conseiller du quartier Rideau-Vanier, Mathieu Fleury.

En fin de matinée, lundi, M. Fleury a participé à une réunion avec le maire d’Ottawa, Jim Watson, le chef du Service de police d’Ottawa, Peter Sloly et le recteur de l’Université d’Ottawa, Jacques Frémont, pour faire le point sur les débordements survenus dans la soirée de samedi, quelques heures après le match de football universitaire Panda.

Jim Watson devant son ordinateur en vidéoconférence dans son bureau.

Le maire Jim Watson a participé à une rencontre virtuelle, lundi matin, avec le recteur de l'Université d'Ottawa, Jacques Frémont, le chef de la police d'Ottawa, Peter Sloly et le conseiller du quartier Rideau-Vanier, Mathieu Fleury pour parler des débordements après le match Panda.

Photo : Gracieuseté/Ville d'Ottawa

Pendant cette réunion, il aurait été question de comprendre un peu mieux ce qu’il s’est passé.

« Ce sont des situations, encore une fois, qui sont dangereuses, qui sont illégales et puis, qui posent des conséquences sérieuses, et pour la communauté et pour l'Université. »

— Une citation de  Mathieu Fleury, conseiller municipal du quartier Rideau-Vanier

Le conseiller Fleury suggère purement et simplement l'annulation du match Panda, l'année prochaine.

Pour moi, je pense qu'il doit y avoir une année de suspension, à ce point-ci. Il doit y avoir des gestes plus concrets et des punitions qui forcent la conversation au niveau de l'Université, au niveau des étudiants, au niveau des équipes sportives. Ce sont des comportements qui sont inacceptables, a-t-il plaidé.

Le maire Jim Watson a fermé la porte à l'idée d'une annulation, en entrevue avec ICI Ottawa-Gatineau. « Je ne pense pas que c’est le temps de discuter de l’annulation du Panda », a-t-il soutenu. Il a insisté sur l'importance que les intervenants de la Ville, de la police et des universités collaborent ensemble pour « trouver des solutions afin d’améliorer la situation ».

« C’est une tradition très importante pour les universités Carleton et d’Ottawa », a-t-il ajouté au sujet du rendez-vous annuel de football universitaire.

La police prise pas surprise

Un peu plus tôt ce lundi, la conseillère municipale et présidente de la Commission des services policiers d’Ottawa, Diane Deans, a expliqué que les policiers ont été pris par surprise, lors de cette soirée.

De ce que je comprends, le plan opérationnel pour le match Panda a pris fin après la partie et, une fois que la foule s’est dispersée, les policiers qui avaient été appelés en service pour cet événement ont été autorisés à rentrer chez eux, a-t-elle expliqué en entrevue à ICI Ottawa-Gatineau.

Selon ses propos, le déploiement des forces policières était surtout planifié pour l’avant et l’après-match. Le plan des policiers pour l’avant-midi, comme pour l’après-midi, se serait donc déroulé comme prévu. C’est plus tard en soirée, lorsque les foules sont revenues, que c'était inattendu. De toute évidence, cette partie du plan n’a pas fonctionné, a souligné la conseillère.

Des jeunes s'amusent sur le toit d'un véhicule.

Des milliers de personnes ont convergé dans le quartier Côte-de-Sable, à Ottawa, samedi soir, dans les heures qui ont suivi le match Panda (archives).

Photo : S.B.

Ce que le chef m’a dit, c’est que, ce qui est inhabituel dans cet événement, c’est qu’au cours des dernières années, nous n’avons pas vu de grands groupes de fêtards revenir le soir, a expliqué Diane Deans.

La conseillère dit comprendre également qu’il semblait ne pas y avoir suffisamment de policiers sur place au moment des débordements, en soirée. Il a fallu un certain temps sur le plan opérationnel pour que la police rapatrie les membres de son service, a-t-elle précisé au cours de l’entrevue.

Le chef de la police, Peter Sloly, lui aurait dit qu’il y aura un examen complet des opérations policières de cet incident survenu sur l'avenue Russell, dans le quartier Côte-de-Sable.

L'Université d'Ottawa a décliné la demande d'entrevue d'ICI Ottawa-Gatineau, disant que l'établissement n'avait rien à ajouter à sa déclaration parue dimanche.

Pour sa part, l'Université Carleton, l'établissement contre qui était disputée la partie de football universitaire samedi, soutient, dans une déclaration par courriel, que, à ce jour, nous n’avons pas reçu d’information sur des incidents impliquant des étudiants dans des quartiers situés près du campus Carleton, et nous répondrons en conséquence si des plaintes sont déposées.

L’université n’approuve ni ne tolère les comportements inappropriés et, si des étudiants de l’Université Carleton sont impliqués dans des incidents, nous les examinerons conformément à la Politique sur les droits et responsabilités des étudiants, qui décrit les responsabilités en matière de comportement acceptable lors d’événements universitaires et à l’extérieur des activités sur le campus, peut-on y lire.

Avec les informations d’Estelle Côté-Sroka

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