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La dinde de l’Action de grâce risque de coûter plus cher cette année

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Les consommateurs pourraient payer 10 à 12 % de plus que l'an dernier, croit un expert de l'Université Dalhousie.

Photo : iStock

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La dinde de l’Action de grâce coûtera probablement plus cher aux consommateurs cette année, préviennent des éleveurs de volaille et des experts en agroalimentaire.

L’augmentation s’explique par la hausse du prix de la moulée qui sert à nourrir les dindons.

Mes coûts de production, cette année, ils ont augmenté de plus de 30 %, raconte Jim Lester, éleveur de volaille à Saint-Jean, Terre-Neuve. Le coût de l’alimentation des animaux augmente, que ce soit le coût du blé, du maïs ou de l’orge. [...] Il y a deux facteurs qui l’expliquent. La demande internationale pour les produits et aussi les changements climatiques, qui ont de plus en plus d’impacts sur les zones de production.

Sylvain Charlebois, directeur du Laboratoire de sciences analytiques en agroalimentaire de l'Université Dalhousie, estime que lorsque c'est plus dispendieux de nourrir les animaux et avec la gestion de l'offre, évidemment, il y a une reformulation, on recalcule les coûts de production pour que les producteurs puissent être payés adéquatement.

« On s'attend, pour ce qui est de l'Action de grâce, si [les consommateurs] ont à acheter cette semaine-là, ils pourraient payer 10 à 12 % de plus par rapport à l'année passée. »

— Une citation de  Sylvain Charlebois, expert en agroalimentaire, Université Dalhousie

Le tiers des dindes vendus à l'Action de grâce

Environ le tiers de la production de dindon au Canada est vendu à l'Action de grâce, selon Jean-Michel Laurin, président du Conseil canadien des transformateurs d'œufs et de volaille. Il rappelle que la hausse des coûts de production ne se traduit pas nécessairement par l’augmentation des prix à l’épicerie.

Ça dépend des prix que les détaillants vont choisir de demander pour leurs produits. On sait que dans certains cas, quand la période de l'Action de grâce, la période de Noël approche, certains détaillants choisissent d'avoir des approches de prix qui sont agressives pour attirer les consommateurs chez eux. Dans d'autres cas, on voit que cette hausse-là se transmet totalement sur le consommateur, affirme-t-il.

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Jim Lester est éleveur de dindons à Saint-Jean (T.-N.-L.). Ses coûts de production ont augmenté de 30 % depuis l'année dernière.

Photo : Radio-Canada / Patrick Butler

L’an dernier, alors que les gouvernements demandaient aux Canadiens d’éviter les rassemblements familiaux, Jean-Michel Laurin craignait des conséquences désastreuses pour son industrie. Finalement, les ventes ont dépassé les attentes, même si les consommateurs ont généralement acheté des oiseaux moins grands.

La demande était au rendez-vous. Probablement les gens, finalement, se sont dits, on va se réunir en plus petits groupes, mais on va se faire une plus petite dinde, indique M. Laurin.

Alors que la grande majorité des adultes canadiens sont vaccinés, Sylvain Charlebois s’attend à une forte demande pour la dinde de l’Action de grâce. Il croit que la taille de la dinde achetée par le consommateur moyen pourrait augmenter.

J'ai l'impression qu’il va y avoir une forte demande cette année. J'ai entendu dire qu’il y a des ruptures de stock un peu partout au Canada. [...] On s'attend à ce que la dinde moyenne soit le plus gros souci parce que les rassemblements risquent d’être plus gros, relate-t-il.

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