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Plonger au cœur des profondeurs du réservoir Manicouagan

La plongeuse Nathalie Lasselin, avec sa lampe frontale, dans les profondeurs du réservoir Manicouagan, devant un arbre.

La plongeuse Nathalie Lasselin s'est rendue dans les profondeurs du réservoir Manicouagan.

Photo : Nathalie Lasselin Urban Water Odyssey

Radio-Canada

L’exploratrice, plongeuse et cinéaste Nathalie Lasselin s’est aventurée cet été dans les profondeurs du réservoir Manicouagan. Elle prépare un documentaire au sujet du mythique plan d’eau, aussi connu sous le nom d’œil du Québec.

Alors qu’on trouve énormément de photos du réservoir Manicouagan vu de l’espace et de la surface, j’étais incapable de trouver des photos ou des vidéos sous-marines, explique Mme Lasselin, dont la curiosité l’a poussée à organiser une expédition.

Nathalie Lasselin porte une tenue de plongée et manipule de l'équipement. Elle se trouve sur un bateau.

Nathalie Lasselin se prépare à plonger dans les eaux du réservoir.

Photo : Mjee De Carufel

L'œil du Québec, comme il est parfois surnommé, est un cratère de météorite facilement visible de l’espace et sur des cartes depuis son inondation par la construction du barrage Manic-5.

Une forêt au fond des eaux troubles

Nathalie Lasselin admet que les eaux du réservoir peuvent sembler inhospitalières.

Sous les eaux noires, couleur café noir, un peu dilué quand même, c’est un environnement qui pourrait être inquiétant pour certains, ça peut avoir l’air un peu lugubre, en même temps c’est extrêmement poétique, raconte l’exploratrice en entrevue à l'émission Bonjour la Côte.

Elle explique qu’en plongée, dans l’eau qui ne laisse presque pas filtrer de lumière, l'atmosphère est comparable à celle de l’espace.

Une plongeuse en contre plongée dans des eaux sombres tient un câble.

Sous l'eau, Nathalie Lasselin explique qu'il était facile de perdre de vue sa partenaire.

Photo : Nathalie Lasselin

L’obscurité a même amené la cinéaste à se demander s’il serait possible de tourner des images de qualité sous les eaux du réservoir.

Lorsqu’on descend, on ne voit quasiment rien jusqu'au moment où on arrive sur le fond, explique Mme Lasselin.

C’est là que se révèle devant nous la forêt submergée, poursuit-elle.

Nathalie Lasselin a observé que la plupart des arbres sont encore debout et bien conservés, n’ayant perdu que leurs feuilles ou leurs épines.

C’est ce qui est fascinant. La forêt qui a été submergée sur environ 13 ans est restée quasi intacte.

Une citation de :Nathalie Lasselin, exploratrice, plongeuse et cinéaste

En tout, Nathalie Lasselin et son équipe ont fait plus de 20 plongées dans le réservoir.

Peu à peu, ils ont apprivoisé les conditions uniques de ses eaux pour leur permettre de plonger avec confiance, mais aussi de capturer de premières images des forêts submergées depuis environ 50 ans.

Nathalie Lasselin compte retourner plonger dans le réservoir Manicouagan le printemps prochain et s’aventurer encore plus en profondeur.

Trois personnes, dont deux en habits de plongée, sur un bateau.

L'équipe a effectué une vingtaine de plongées.

Photo : Simon-Olivier Côté

Il y a énormément à découvrir. C’est un territoire de 2000 km carrés, le travail n’est certainement pas fini, explique-t-elle, précisant que le projet de documentaire se trouve toujours à l’étape de la recherche.

Certaines des premières images captées sous le réservoir feront partie dès l’année prochaine des installations du Projet Manicouagan, qui devrait être exposé au Québec et en France.

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