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Plus d’élus sans opposition et plus de femmes candidates en Mauricie et Centre-du-Québec

Environ 70 maires ont été élus sans opposition ainsi qu’un peu plus de 500 conseillers municipaux en Mauricie et au Centre-du-Québec. De plus, le tiers des candidats dans la région sont des femmes.

Un crayon trace une croix sur un bulletin de vote.

Les prochaines élections municipales sont le 7 novembre 2021.

Photo : iStock

Un peu plus de 60 % des postes de maires et de conseillers en Mauricie et au Centre-du-Québec ont été comblés sans que les électeurs aient à se prononcer. Les données disponibles à la suite de la fin des mises en candidature montrent aussi que plus de femmes se portent candidates dans la région en 2021 comparativement à 2017.

La situation quant au nombre de personnes élues dans la région ressemble au portrait provincial. Dans l’ensemble du Québec, environ la moitié des postes de maires ont été attribués sans scrutin et près de 60 % des postes de conseillers.

Près d'un maire sur deux élu sans opposition en Mauricie

En Mauricie, 19 maires ont été élus sans opposition, dont 16 qui occupaient déjà ce poste au déclenchement des élections. Les électeurs devront voter pour le premier magistrat de leur ville à 23 endroits dans la région.

Plus de maires ont été élus sans que la tenue d'un vote soit nécessaire en 2021 comparativement aux dernières élections municipales. En 2017, 14 maires avaient été élus sans opposition.

La mairie de La Tuque est celle qui connaît le plus fort engouement. Cinq candidats s’affrontent en vue du scrutin du 7 novembre. Saint-Roch-de-Mékinac est le deuxième endroit avec le plus de candidatures pour la mairie avec quatre adversaires en lice.

Pour ce qui est des postes de conseillers municipaux, 63 % d’entre eux ont été comblés sans que la tenue d’un vote soit nécessaire. On compte 262 conseillers municipaux en Mauricie. Il s’agit aussi d’une augmentation comparativement à 2017.

Batiscan est la seule municipalité de la région où tous les conseillers sortants sont de retour dans leur chaise. À l’opposé, Sainte-Thècle est le seul endroit en Mauricie où tous les sièges de conseillers feront l’objet d’un vote.

Certains postes n’ont suscité l’intérêt d’aucun candidat, soit deux sièges de conseillers à La Bostonnais, ainsi qu’un siège de conseiller à Hérouxville et Saint-Prosper-de-Champlain.

Les électeurs de 8 des 42 municipalités de la Mauricie n’auront pas du tout à se déplacer pour des élections, car tous les candidats ont été élus sans opposition. Il s’agit de Champlain, Charette, Hérouxville, Lac-aux-Sables, Notre-Dame-de-Montauban, Saint-Justin, Saint-Prosper-de-Champlain et Sainte-Geneviève-de-Batiscan.

Le portrait au Centre-du-Québec

Environ 65 % des maires du Centre-du-Québec ont été élus sans opposition au terme de la période de mise en candidature. Parmi eux, près de la moitié occupaient déjà ce poste avant le déclenchement des élections. Il y a aura des courses à la mairie dans seulement 27 des 79 municipalités du territoire. 

Il s’agit d’une augmentation du nombre de maires élus avant le jour du vote. Lors des dernières élections municipales, en 2017, 61 % des maires avaient été élus sans opposition.

Les électeurs de Bécancour sont ceux qui auront le plus de choix pour le poste de maire. Quatre personnes se présentent à la course à la mairie. 

À noter que personne n’a manifesté son intention de devenir maire de Saint-Albert. En date du 3 octobre, il n’y avait que onze municipalités au Québec sans candidat à la mairie.

Pour ce qui est des conseillers municipaux au Centre-du-Québec, les trois quarts ont été élus sans opposition, ce qui est semblable à la situation en 2017.

Drummondville et Saint-Valère sont les seuls endroits où tous les postes de conseillers sont en élection. Aucune candidature n’a été déposée pour un des postes de conseillers à Aston-Jonction ainsi qu’à Maddington Falls. 

Les électeurs de 33 des 79 municipalités du Centre-du-Québec n’auront pas du tout à se déplacer pour des élections, car tous les candidats ont été élus sans opposition. C’est notamment le cas pour Baie-du-Febvre, Fortierville, Grand-Saint-Esprit, Lefebvre, Nicolet, Saint-Célestin, Saint-Léonard-d'Aston, Saint-Wenceslas, Sainte-Monique et Sainte-Perpétue.

Plus de candidatures féminines, mais sous la moyenne provinciale

Des silhouettes de candidates et de candidats derrière des podiums

Les femmes ne représentent que 23% des candidats aux élections municipales à Gatineau.

Photo : Radio-Canada

En Mauricie, plus du tiers des candidatures aux postes de maires et de conseillers sont des candidatures féminines. Au Centre-du-Québec, un peu moins du tiers des candidatures ont été soumises par des femmes. C’est légèrement en dessous de la moyenne provinciale où l’on trouve une proportion de 35,5 % de candidatures féminines.

Dans les deux régions, il s’agit d’une augmentation de près de 5 % comparativement aux dernières élections municipales en 2017. La tendance est la même pour l’ensemble du Québec.

Le Centre-du-Québec est parmi les régions qui ont le moins de candidatures féminines. Elle arrive au 16e rang sur 17. La Mauricie est la 12e région ayant le plus grand nombre de femmes candidates.

En Mauricie et au Centre-du-Québec, ce sont dans les courses à la mairie qu’on trouve le moins de femmes candidates, autant en Mauricie qu’au Centre-du-Québec.

Un peu plus du tiers des nouvelles candidatures (donc des gens qui n'occupaient pas de postes dans les conseils municipaux au moment du déclenchement des élections) sont des femmes.

Des données décevantes à certains égards et des efforts à faire

Le professeur invité à l'École nationale d'administration publique (ÉNAP) et ancien ministre des Affaires municipales, Rémy Trudel, s’attendait à ce que davantage de femmes se portent candidates aux élections municipales.

Je suis un peu surpris que le bond ne soit pas davantage accentué au niveau des candidatures féminines surtout quand je regarde les efforts qui ont été faits pour susciter ces candidatures , a-t-il déclaré.

Rémy Trudel juge tout de même qu’il faut applaudir cette hausse de candidatures féminines. Il faut dire qu'on est partis de loin, à environ 15 % en 2002 de participation féminine, alors un bond de 5 %, la ministre des Affaires municipales Andrée Laforest s'en est réjoui et elle a raison , estime-t-il.

L’ancien ministre péquiste des Affaires municipales croit que l’intimidation sur les réseaux sociaux a probablement découragé des citoyens de se porter candidats.

C’est très clair pour moi que la pression […] des médias sociaux, moi ce que j’appelle les saboteurs de démocratie et qui jouent dans la tête des élus municipaux, ça fait en sorte que ça ralentit le nombre de personnes qui auraient pu choisir de se présenter.

Une citation de :Rémy Trudel, professeur invité à l’ENAP

Selon lui, plus d’efforts doivent être faits pour aider les élus à gérer ces problèmes d'intimidation. Il va falloir que les unions municipales avec le ministère de la Sécurité publique se penchent sur ce phénomène et surtout, dégagent des solutions possibles , affirme-t-il.

Le président de la Fédération des municipalités du Québec, Jacques Demers, qui représente une centaine de membres en Mauricie et au Centre-du-Québec, s’inquiète de voir que certains postes n’ont reçu aucune candidature.

Je pense qu’il faut regarder ce qu’il se passe. On aura de l’ouvrage à faire la promotion du rôle [d’élu municipal] , croit-il.

M. Demers n’est toutefois pas inquiet de voir que plusieurs postes ont été comblés sans opposition.

C’est sûr qu’on peut toujours le voir de deux façons, dit-il. Moi, j’ai tendance à penser que de façon générale, ça doit bien aller dans ces conseils-là et qu’on a sûrement des leaders qui font très bien l’ouvrage et c’est pour ça que les gens leur disent : "continuez, on aime cela". À l’inverse, dans les endroits où on a de la compétition, est-ce que ça veut dire qu’ils ne font pas une bonne ouvrage, d’autres gens peuvent avoir le droit d’être intéressés par ces postes-là.

Le professeur invité à l’ENAP, Rémy Trudel, croit que les candidats élus sans opposition ont aussi, en quelque sorte, l’appui de la population, dans le sens où certains ont peut-être choisi de ne pas se présenter contre eux, parce qu’ils apprécient leur travail.

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