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La COVID-19 a retardé la vaccination annuelle dans des écoles du Québec

Des aiguilles sur un plateau dans un centre de vaccination.

La fermeture temporaire d'écoles en raison de la COVID-19 a perturbé le calendrier normal de vaccination en milieu scolaire (archives).

Photo : CBC / Ben Nelms

Radio-Canada

Des centaines d’élèves de l’Outaouais n’ont pas pu être vaccinés contre le virus du papillome humain (VPH) ainsi que les hépatites A et B, par exemple, parce que le calendrier habituel de vaccination en milieu scolaire a été perturbé en raison de la pandémie de COVID-19. Les retards s’étendent aussi à d’autres régions du Québec.

Terence Blais, coordonnateur à la direction des programmes jeunesse au Centre intégré de santé et des services sociaux (CISSS) de l’Outaouais, estime qu’environ 800 jeunes n’ont pas pu recevoir la dose qu'ils auraient dû se voir administrer.

Depuis la fin de cet été, c’est une priorité pour nous de pouvoir faire cette vaccination-là, de reprendre le tout. [...] C’est important pour notre région, dit, en entrevue avec Radio-Canada, celui qui est responsable des programmes d'administration, dans les écoles, de vaccins autres que ceux contre la COVID-19.

« "Priorité" est le mot d’ordre. Les infirmières travaillent déjà en collaboration avec les écoles. »

— Une citation de  Terence Blais, coordonnateur à la direction des programmes jeunesse au CISSS de l’Outaouais

Une conséquence de la pandémie et du manque de personnel dans le réseau de la santé au Québec : des milliers d'enfants n'ont pas été immunisés contre des maladies infectieuses, comme les hépatites A et B. Avec des infirmières appelées en renfort dans les hôpitaux, la vaccination dans les écoles a pris du retard. Le reportage de Jérôme Bergeron.

L’essentiel de l’arriéré concerne des élèves qui reçoivent habituellement, en secondaire 3, des deuxièmes doses de vaccins contre le VPH, l’hépatite A et l'hépatite B, précise-t-il. Normalement, les infirmières qui se rendent dans les écoles en profitent aussi pour administrer des doses de rappel pour l’immunisation contre le tétanos, la diphtérie et la coqueluche.

Or, le personnel infirmier a été mobilisé, depuis le printemps 2020, pour les efforts afin d'endiguer la pandémie de COVID-19 et de répondre à chacune des vagues de propagation.

Les infirmiers et infirmières sont les mêmes [...] tant pour la vaccination que les enquêtes et le dépistage, résume Chantal Sauvageau, médecin-conseil spécialiste en santé publique et en médecine préventive pour l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ).

La fermeture temporaire d’écoles en raison d’éclosions ou de confinements généralisés a aussi joué son rôle dans les retards cumulés aujourd’hui, note M. Blais.

Cap sur le mois de juin

On souhaite rattraper le tout d’ici au mois de juin, indique-t-il, mentionnant que les premières dates de vaccination normale dans les écoles de l’Outaouais sont prévues pour le mois d’octobre.

Il estime que cela est réaliste et que le retard de vaccination de l’année scolaire 2019-2020 est rattrapé à 90 %. L’arriéré restant découle du calendrier 2020-2021.

Les autorités sanitaires ciblent prioritairement les élèves du secondaire touchés par des retards, mais ceux-ci concernent aussi des plus jeunes qui auraient dû recevoir de premières doses de vaccins en 4e année du primaire.

« On s’entend que ça fait beaucoup de jeunes à vacciner », relève Chantal Sauvageau pour expliquer la priorisation.

Après le secondaire, c’est le départ vers le cégep et on n’a pas de vaccination prévue dans les cégeps mis à part concernant la COVID-19, ajoute-t-elle.

La première dose du vaccin contre le VPH doit, selon le calendrier habituel de vaccination au Québec, être administrée dès la 4e année du primaire, suivie d'une deuxième dose au secondaire.

L'idéal est d'être vacciné avant le début des relations sexuelles et la réponse immunitaire est optimale en préadolescence, précise la médecin-conseil de l'INSPQ.

Elle évalue que le risque à court terme, pour ces jeunes, est faible. Elle mentionne que la réponse immunitaire est tout de même très bonne par après, et qu'il est estimé que très peu de jeunes de 4e, 5e ou 6e années sont actifs sexuellement.

L'enjeu est si ces jeunes-là ne sont pas vaccinés [à plus long terme], conclut-elle.

Avec les informations de Jérôme Bergeron

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