•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les stations de ski des Rocheuses se consolent avec la vente d’abonnements saisonniers

Un telesiège à la station de ski Big White en Colombie-Britannique

Un telesiège à la station de ski Big White en Colombie-Britannique

Photo : Philippe Moulier

La Presse canadienne

Les ventes d'abonnements saisonniers ont été un baume pour les stations de ski des Rocheuses qui ont connu en 2020-2021 un hiver difficile à cause des restrictions de voyage liées à la pandémie de COVID-19.

Michael Ballingall, vice-président principal de la station Big White, dans l’Okanagan en Colombie-Britannique, précise que la station de ski a connu l'une de ses meilleures saisons à ce chapitre même si les ventes de billets individuels ont dégringolé d'environ 80 %.

De nombreux résidents de la région ont décidé de s'acheter des abonnements parce que le ski était l'une des rares activités sportives permises pendant la pandémie.

Les gens savaient que la station serait ouverte. Ils ont acheté tôt des abonnements parce qu'ils étaient au moins certains de pouvoir pratiquer ce sport , souligne M. Balingall.

Certains se sont initiés à ce sport et d'autres ont retrouvé leurs skis ou leur planche à neige après les avoir abandonnés dans un placard pendant un long moment.

Un plus grand nombre de nouveaux Canadiens se sont intéressés au sport. Un pourcentage est tombé amoureux du ski, ajoute-t-il. On a vu d'anciens skieurs et anciens planchistes retrouver la joie de dévaler les pentes. Cela a permis à notre station de renaître.

Selon des experts, ce regain d'intérêt peut laisser espérer des perspectives favorables à long terme, mais cela n'aidera pas les stations de ski à court terme d'un point de vue financier.

Les ventes d'abonnements saisonniers rapportent moins de revenus qu'un billet individuel à la journée acheté par un touriste. L'Association des stations de ski de l'Ouest canadien (CWSAA) rappelle qu'un touriste étranger dépense de quatre à cinq fois plus d'argent qu'un client local.

Les visiteurs étrangers rapportent plus

Les experts disent que ce sont les visiteurs étrangers qui achètent des forfaits, des boissons de haute qualité ou des repas raffinés, louent des skis ou suivent des cours : tous ces petits à-côtés qui permettent à une station et une économie locale de prospérer.

Par contre, les clients canadiens arrivent souvent avec leur repas préparé et n'ont pas besoin d'être initiés au sport ou même à la région environnante d'une station.

Pour certaines régions, les fortes ventes d'abonnements sont une bonne chose. Mais ailleurs, elles peuvent signifier une grande perte de revenus , explique Christopher Nicolson, le président et chef de la direction de CWSAA.

Un surfeur des neiges à Whistler, en Colombie-Britannique

Un surfeur des neiges à Whistler, en Colombie-Britannique

Photo : Radio-Canada / Philippe Moulier

D’après lui, ce sont les grandes villes environnantes, comme Vancouver, Calgary et Edmonton, qui ont le plus à gagner avec les ventes d'abonnements, affirmant que leur modèle d'affaires dépend moins de touristes étrangers. Ce n'est pas le cas des plus petites collectivités qui continueront à éprouver des problèmes économiques jusqu'au retour des touristes étrangers.

M. Nicolson ne s'attend pas à ce que cela se produise sous peu. Selon lui, une longue période s'écoulera avant que l'affluence étrangère retrouve les niveaux d'avant la pandémie.

Pour Robyn Mitz, de la faculté d'hôtellerie et de tourisme du collège Selkirk, à Nelson, en Colombie-Britannique, les petites stations étudieront le nouveau modèle de vente d'abonnements saisonniers pour augmenter leurs revenus.

Mme Mitz parle notamment de la mise en place de cartes d'abonnement à 10 entrées.

Elle dit que les revenus provenant de la vente au détail d'équipements de ski ou de planche à neige peuvent être synonymes d'une forte demande pour les stations. Si une paire de skis n'a pas été aussi difficile à trouver qu'un vélo en 2020, plusieurs articles se sont écoulés plus rapidement qu'à l'accoutumée.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !