•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Après l’incident à Metrotown, la police rappelle que les canulars peuvent être graves

Des gens qui ont été évacués du centre commercial Metrotown se rassemblent à l'extérieur du bâtiment.

Une foule se forme devant le centre commercial Metrotown de Burnaby après l'évacuation vendredi en raison d'une fausse alerte prétendant qu'il y avait eu une fusillade.

Photo : Radio-Canada / Jon Hernandez/CBC

Radio-Canada

À la suite de fausses alertes de fusillade et de bombe dans un centre commercial, une station du SkyTrain et une école de Port Moody, en Colombie-Britannique vendredi, des services de police rappellent que ces canulars sont des infractions criminelles.

Ces alertes malveillantes, communément appelée swatting , consistent à faire intervenir des unités spéciales de la police sur un lieu précis. La Gendarmerie royale du Canada (GRC) de Burnaby essaye de voir si l’évacuation du centre commercial Metrotown et de la station de SkyTrain avoisinante avait bien été provoquée par de fausses alertes mal intentionnées.

Celles-ci affirmaient qu'une fusillade se déroulait dans le centre Metrotown et qu'une bombe avait été placée à la station du SkyTrain. Les alertes ont eu lieu vers 15 h vendredi.

La police de Port Moody a également lancé une enquête après une alerte semblable à 15 h 20 ciblant l’école élémentaire Seaview.

Les trois alertes sont désormais considérées comme infondées.

Un suspect arrêté et relâché à Port Moody

La police de Port Moody a arrêté un suspect mineur pour méfait public, et l’a ensuite relâché. Elle poursuit son enquête et affirme qu’il pourrait y avoir un lien entre les deux incidents.

Il y a des similitudes à propos des appels et de l’heure où ils sont entrés […] et ils semblent être tous les deux ce qu’on appelle des incidents de swatting, a dit l'agent Sam Zacharias du service de police de Port Moody. Il rappelle aussi que la pratique de tels canulars peut entraîner de graves conséquences.

L’infraction pénale de méfait public peut même mener à une peine de prison de cinq ans.

C'est inquiétant, parce que s’il y avait un vrai appel qui entrait [la police] pourrait manquer de ressources a-t-il expliqué en soulignant que la police doit répondre aux appels parce qu’elle ne sait pas s’ils sont vrais ou pas.

Une policière armée d'une carabine surveille une rue.

Une agente de police armée monte la garde près d'une barrière policière à côté du centre commercial Metrotown de Burnaby.

Photo : Radio-Canada / Doug Kerr

Un incident traumatisant

L'agent Zacharias a aussi souligné l’impact émotif que les alertes peuvent avoir sur le public.

Un homme qui a partagé sur Twitter une vidéo (Nouvelle fenêtre) de sa course paniquée vers la sortie du centre d'achat, a qualifié l'expérience comme la plus traumatisante de sa vie jusqu’à présent.

C’était effrayant, raconte Teresa Thomas, qui attendait à un arrêt d'autobus près du centre commercial.

« Tout d’un coup, un policier court vers nous, sa carabine à la main, et puis des foules de personnes commencent à sortir du centre commercial. »

— Une citation de  Teresa Thomas, témoin de l'évacuation du centre Metrotown

J’ai essayé de ne pas paniquer. J’ai essayé d’attendre les instructions. Et puis un autre policier est venu et nous a dit qu’il fallait que nous nous éloignions, et on est sorti. J’en tremble encore un peu, a-t-elle poursuivi.

Personne n'a été blessé lors des incidents. Samedi, la station du SkyTrain et le centre commercial Metrotown étaient tout aussi occupés qu'à l'habitude.

Avec les informations de Timothé Matte-Bergeron

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !